Ségolène Royal rencontre les syndicats CGT et CFDT

Publié le par comités 11

Bernard Thibault (CGT) et François Chérèque (CFDT) ont été reçus par la candidate socialiste • Au cœur des déclarations : la défense de la “démocratie sociale”.

“La France doit améliorer sa démocratie sociale”.

Une déclaration sans surprise signée Ségolène Royal au sortir de ses deux rendez-vous syndicaux de la journée.

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La candidate a reçu ce vendredi, à son QG de campagne, boulevard Saint-Germain à Paris, François Chérèque puis Bernard Thibault, respectivement secrétaires généraux de la CFDT et de la CGT.

Une semaine après avoir rencontré Laurence Parisot, la présidente du Medef. Ségolène Royal a fait une déclaration, sitôt son entretien fini avec Bernard Thibault.

Elle y évoque une de ses «priorités» : «La France a besoin d’une réforme très profonde pour améliorer la démocratie sociale.» La base de cette réforme? «Le dialogue social qui doit devenir un facteur d’efficacité économique», comme le font les démocraties de l’Europe du Nord.

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La première femme socialiste candidate à l’élection présidentielle veut donc «réconcilier les Français avec leurs entreprises» dans une logique qui lui est chère : le «gagnant-gagnant». Pour se faire, «l’Etat doit garantir la qualité et l’équilibre d’un bon dialogue social.

Il faut également que les salariés soient mieux payés et bien protégés pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions et permettre à leurs entreprises de conquérir des marchés». Comme elle l’a déjà annoncé dans son «pacte présidentiel», Ségolène Royal s’engage à créer «une sécurité sociale du travail pour sécuriser l’entreprise et le salarié».

François Chérèque a été le premier à être reçu dans la matinée. Le secrétaire général de la CFDT sort tout sourire, visiblement satisfait de sa demi-heure d’entretien avec la candidate. Il se félicite du «bon climat d’écoute».

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Un bon climat primordial «car la façon de travailler avec les partenaires sociaux est fondamentale pour demain». Question salaires, il explique que la «conférence sur les revenus» proposée par la candidate, et «demandée de longue date par la CFDT», ne devrait pas remplacer «la négociation sur les salaires dans les entreprises» mais plutôt «traiter des sujets sur lesquels l’Etat peut intervenir», à savoir «le SMIC et les aides qu’il peut donner».

Après le leader de la CFDT, c’est au tour de Bernard Thibault de discuter avec Ségolène Royal. L’entretien dure un quart d’heure de plus.

En sortant, le leader cégétiste confie avoir demandé à son interlocutrice de fournir un «calendrier de réformes» de la démocratie sociale qui «respectera les attentes des salariés».

Thibault a aussi profité de l’occasion pour «rappeler» notre revendication: «le SMIC à 1500 euros tout de suite».

En quittant les lieux, Bernard Thibault plaisante : “La prochaine fois que l’on fera une conférence de presse, on viendra la faire ici. Il y a bien plus de journalistes.”

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Il faut moderniser la France au regard d’un dialogue social respectueux

Ségolène Royal a reçu les secrétaires généraux des deux principales confédérations syndicales françaises, François Chérèque de la CFDT et Bernard Thibault de la CGT. Elle avait reçu quelques jours plus tôt les organisations patronales Medef et CGPME, et les syndicats CFTC et Unsa. Elle recevra dans les jours qui viennent les syndicats FO et CFE-CGC

La réforme de la démocratie sociale constituera une de mes priorités“.

Elle constate “une convergence” de vues avec les partenaires sociaux sur la nécessité de “réformer le dialogue social“.

Il faut moderniser la France au regard d’un dialogue social respectueux” et “faire de la qualité du dialogue social un facteur d’efficacité et de productivité de l’entreprise”.

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La candidate socialiste est “convaincue qu’un pays moderne du point de vue du dialogue social est un pays efficace sur le plan économique“, expliquant que “le progrès social” n’était pas antagoniste “avec le progrès économique“.

Elle se prononce pour des “compromis sociaux, bénéfiques pour les salariés comme pour les entreprises” et ajoute que “l’Etat devait assurer le bon équilibre” du dialogue entre les deux.

Ségolène Royal rappelle qu’elle souhaite une “sécurité sociale professionnelle, une sécurisation des parcours professionnels” qui mette “les salariés à l’abri des mutations difficiles” tout en permettant aux entreprises “d’être compétitive pour affronter la concurrence internationale“.

L’Etat doit être le garant de ce nouveau modèle“.

Elle déclare que les salariés seront “conviés à adhérer aux organisations salariales“, il n’est “pas acceptable qu’un salarié ait peur d’adhérer à un syndicat

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Je prends l’engagement de demander aux partenaires sociaux une nouvelle négociation collective

Ségolène Royal prend de nouveaux engagements envers les intermittents :

Je prends l’engagement, une fois élue présidente de la République, de demander aux partenaires sociaux de se mettre autour de la table pour une nouvelle négociation collective dans un cadre élargi, avec des conditions clairement posées par mon gouvernement à l’agrément d’un futur accord“.

Ségolène Royal souligne “l’urgence sociale et culturelle” à sortir de ce conflit.

Elle estime que le nouveau protocole d’accord “en voie d’agrément” ne remet pas en cause “les fondements du mauvais accord de juin 2003” et “ne permet pas la mise en place du système « pérenne et équitable » maintes fois annoncé“.

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Ségolène Royal entend faire porter la négociation future sur plusieurs points:

-la mise en place d’un système réellement pérenne et équitable qui replace les annexes 8 et 10 de la Convention Unedic au coeur de la solidarité interprofessionnelle.

-le retour aux 507 heures en 12 mois, pour les artistes comme pour les techniciens, avec date anniversaire fixe.

-l’incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles qui emploient des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.

La candidate socialiste annonce qu’elle ouvrira “un chantier de réflexion autour des métiers culturels et de la formation des artistes“.

 

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La CGT accuse Sarkozy de plagier le Medef

Son secrétaire général, Bernard Thibault, a dénoncé la reprise de la proposition du Medef par le candidat UMP d’instaurer une rupture du contrat de travail “par consentement mutuel”.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a accusé jeudi 8 mars Nicolas Sarkozy, d’avoir repris “mot pour mot” la proposition du Medef (patronat) d’instaurer une rupture du contrat de travail “par consentement mutuel”.

Dans un discours prononcé mardi à Cormeilles-en-Parisis (Val d’Oise), le candidat UMP à la présidentielle a affirmé vouloir créer “une possibilité de rupture du contrat de travail par consentement mutuel entre le salarié et l’employeur”.
Cette disposition permettrait “au salarié de toucher des indemnités chômage”, a-t-il précisé.

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Nicolas Sarkozy reprend ici “mot pour mot une revendication du Medef” et pourrait “presque revendiquer d’être un candidat patronal”, a dénoncé Bernard Thibault au cours d’une conférence de presse.

“L’expérience syndicale montre que le rapport patron/salarié n’est pas un rapport d’égal à égal mais un rapport de subordination” du salarié à l’employeur, a expliqué le responsable syndicale.

La présidente du Medef Laurence Parisot a proposé à plusieurs reprises ces derniers mois d’instaurer entre l’employeur et le salarié “un mode de séparation par consentement mutuel comme pour le divorce depuis 1975, avec des indemnités intéressantes pour le salarié mais plus prévisibles pour l’employeur”.

“Aucune consigne de vote”

Cette “séparabilité” “échapperait au contrôle du juge, (…) sauf vice du consentement”, expliquait Laurence Parisot.

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Interrogé sur la campagne électorale, Bernard Thibault a jugé par ailleurs que l’actualité sociale, particulièrement autour du conflit Airbus, pouvait “pousser les candidats à préciser” leurs points de vue, voire “faire évoluer” leurs propositions.

“Sur Airbus, certains candidats ont d’abord parlé d’une +affaire réservée aux actionnaires+ avant d’évoquer +un rôle de l’Etat à repenser+”, a-t-il cité, pointant “les contradictions de certaines déclarations”.

Pour Bernard Thibault, le rôle de la CGT, qui ne donne “aucune consigne de vote”, doit être pendant la campagne d’aider les “salariés à se faire leur opinion sur les programmes des candidats”.

La confédération va donc distribuer à partir de la semaine prochaine un “quatre pages” tiré à 1,5 million d’exemplaires, et qui comporte les propositions de la CGT sur neuf thèmes, ainsi qu’un argumentaire en sept points sur les “dangers du Front National”.

 


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