Jacques Bascou : DASRI, la nécessité dorganiser leur collecte
Il ne faut plus retrouver des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) produits par des particuliers mélés à des déchets ordinaires.

La demande de l’association des diabétiques de l’Aude, que j’ai relayée, a eu de l’écho.
M. le ministre de la santé vient en effet de me répondre en reconnaissant la nécessité “de mettre en place une filière spécifique” pour l’élimination des DASRI.
“Afin de sécuriser la collecte et le transport de ces déchets, mes services travaillent”, me répond le ministre, “en collaboration avec ceux de la ministre de l’écologie et du développement durable et du ministre de l’intérieur, à l’élaboration d’une réglementation nationale visant à offrir aux usagers, en tout point du territoire, une solution adaptée au problème de la collecte et de l’élimination de leurs déchets de soins”.
Reconnaissant que près de 2 millions de Français souffrant de diverses maladies peuvent produire des DASRI, le ministre précise que “des aménagements spécifiques des dispositions réglementaires sont actuellement en cours d’évaluation au niveau des services techniques concernés, portant notamment sur les modalités d’entreposage des installations de regroupement des DASRI produits par les ménages pour des faibles quantités de déchets regroupés ; l’objectif poursuivi étant de faciliter l’activité de regroupement de ces déchets en s’efforçant de concilier les contraintes du patient avec les exigences de sécurité sanitaire”.

Par ailleurs, j’ai saisi M. Patrick MAUGARD, maire de Castelnaudary, président de l’Association des Maires de l’Aude, qui vient de m’informer du lancement d’une opération pilote par le SMICTOM de l’Ouest Audois en collaboration avec 15 pharmaciens du Lauragais concernant de 400 à 600 patients produisant des DASRI.
Cette opération pilote représente un budget de 5000 euros financé par la Région, le Conseil Général et le SMICTOM.
En fonction des résultats elle pourrait être étendue à l’ensemble du département.
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