Ségolène Royal met la gauche devant sa responsabilité éminente
Ségolène Royal a placé jeudi les électeurs de gauche devant leur “responsabilité éminente” à un mois du premier tour de la présidentielle.

Lors d’un meeting à Marseille, la candidate socialiste a rendu hommage aux militants venus l’écouter, “vous qui êtes convaincus que la France ne doit pas se tromper dans quelques semaines”.
A un mois “jour pour jour du jour où la France va choisir son destin (…), je voudrais d’abord vous dire que je ne veux pas que le 22 avril ressemble au 21 avril 2002″, a-t-elle déclaré devant plus de 8.000 personnes rassemblées au Dôme, dont 4 cars d’audois.

“C’est pourquoi cette dernière étape est si importante et c’est pourquoi ce soir, je veux vous parler avec gravité parce que vous avez une responsabilité éminente, (…) la responsabilité d’aller convaincre toutes celles et tous ceux qui ont de nouveau envie de croire en l’efficacité politique”, a-t-elle souligné.
“Mettez-vous en mouvement pour construire une France juste, un France forte ! Mettez-vous en mouvement pour faire gagner la France, pour la relever !
Je suis sûre que nous gagnerons parce que les Français ne demandent que cela”, a-t-elle lancé avant de faire jouer la Marseillaise, “chant de toutes les libertés, chant de tous les républicains”.

A 31 jours du premier tour, les Français sont face à des choix clairs, projet contre projet, a estimé Ségolène Royal, classant François Bayrou et Nicolas Sarkozy sous une seule et même dénomination, “les deux candidats de droite”, et les renvoyant dans le camp des sortants.
” L’heure de vérité va boientôt sonnée “
Elle a opposé la situation “que nous laisse la droite d’une France frileuse, repliée sur elle-même qui a peur de regarder le monde” à son “pacte présidentiel”, porteur à ses yeux de la “défense de toutes les formes de solidarités, de toutes les formes de services publics et (de) l’invention de toutes les nouvelles formes de sécurité”.
“L’heure de la vérité va bientôt sonner et la première de ces vérités, c’est que ceux qui ont laissé la France dans l’état où elle se trouve (…) ceux-là ne peuvent pas incarner la France neuve, ceux-là ne peuvent pas prétendre qu’ils feront la rupture”, a-t-elle insisté.
Contrairement à son habitude, elle a cité sur scène le nom du candidat de l’UMP, déclenchant les sifflets de la salle avant qu’elle ne les arrête d’un geste de la main.
“Non! Pas de ou même si vous en avez envie!”, a-t-elle intimé face à des milliers de petits panneaux “Ségolène Présidente” rouge et violet.

“Je m’abstiens de toute attaque personnelle. Je leur laisse cela. D’ailleurs, ils s’y emploient beaucoup l’un contre l’autre. Moi je vous parle des idées et de la conception de la France”, a-t-elle fait valoir.
Sur scène avant elle, l’ancien porte-parole des Verts, Stéphane Pocrain, a lancé un appel au rassemblement de toutes les forces de gauche.
“Oui, j’ai des désaccords” avec la candidate socialiste, a-t-il reconnu, “mais ces désaccords ne vaudront rien demain face à la victoire de Nicolas Sarkozy Sarkozy ou de François Bayrou”.
“Si on veut qu’il y ait une gauche tout court qui existe (…) je ne connais pas d’autre méthode que le rassemblement”, a insisté l’éphémère candidat à la présidentielle.
A ses yeux, le candidat de l’UDF est le “David Copperfield du paysage politique français” capable de faire disparaître en quelques semaines disparaître “des années de soumission à la droite”.
Laure Bretton / Reuters

Ségolène Royal à Marseille : “La France juste et forte”
En meeting à Marseille, la candidate a prononcé un discours fort sur la France métissée. Kader Arif, Marc Thiercelin, Stéphane Pocrain, Najat Belckacem, Geneviève Couraud, Jean-Louis Bianco, Eugène Caselli, Michel Vauzelle, Patrick Mennucci et Aurélie Filippetti, reviennent sur cet évènement.

Ségolène Royal à Marseille :
Ségolène Royal était en meeting à Marseille, jeudi soir, devant quelque 8.000 personnes. Plusieurs personnalités régionales étaient présentes : Michel Vauzelle, président du Conseil régional, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, son directeur de campagne Jean-Louis Bianco mais aussi Edmonde Charles-Roux, la veuve de Gaston Defferre.
“Dans le débat national qui est aujourd’hui dans la dernière ligne droite, c’est un moment historique important, ce soir, fortement symbolique, puisque jour pour jour, du 22 mars au 22 avril, la France va choisir son destin.
Je voudrais d’abord vous dire que je ne veux pas que le 22 avril ressemble au 21 avril. Et pourtant, j’ai senti, pendant ces longues semaines, ces longs mois, de débats participatifs, j’ai senti gronder la colère des Français, j’ai senti que le doute à l’égard de la politique ne s’était pas apaisé.

J’ai senti qu’il y avait encore des millions de citoyens qui pensaient ne compter pour rien, qui ne savent pas de quoi demain sera fait, qui s’imaginent encore que la politique n’est qu’une suite de promesses non tenues.
Et c’est pourquoi cette dernière étape est si importante. Et c’est pourquoi ce soir, je veux vous parler avec gravité, parce que vous avez une responsabilité éminente : c’est vous, dans cette salle, vous qui êtes convaincus que la France ne doit pas se tromper dans quelques semaines, c’est vous qui avez la responsabilité d’aller convaincre toutes celles et tous ceux qui attendent désespérément quelque chose qui ne vient pas, toutes celles et tous ceux qui ont désespérément aussi envie de croire à nouveau dans l’efficacité de la politique.
C’est pourquoi, dans cette dernière ligne droite, ce qui est important maintenant, c’est que les choix soient clairs.
(…)
Le choix, aujourd’hui, il est clair. Il est entre la situation actuelle, celle que nous laisse la droite d’une France frileuse, repliée sur elle-même, qui a peur de regarder le reste du monde, et la France que nous devons voir se lever, celle qui considère bien sûr sans naïveté que la mondialisation peut être la pire des choses, mais qu’elle peut aussi être la meilleure des choses si nous savons mettre en place un certain nombre de nouvelles règles du jeu.
Le pacte présidentiel que j’ai construit avec vous, et que je propose aujourd’hui aux Français, avec lesquels je suis maintenant en dialogue direct, c’est justement le changement des règles du jeu.
(…)
Vous voyez qu’il y a une bataille projets contre projets, et nous réussirons aussi à nous redresser dans le cadre des nouvelles règles du jeu, si nous mettons en place, à la place de la culture que la droite défend, la culture de l’opposition de tous contre tous, la culture de la précarisation, les références de la précarisation devrais-je dire pour ne pas dévoyer le mot culture. En face, ce que je vous propose, après vous avoir longuement, patiemment écoutés, parce que je sais que c’est possible, nous devons investir massivement, puissamment, dans la matière grise, dans l’éducation, dans la formation. C’est pourquoi l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation est au cœur du pacte présidentiel. C’est là notre chance.
Lire l’intégralité du discours … 
(…)
Non, pas de « ouh » dans nos réunions publiques, parce que les Français attendent un débat sur le fond.
Et moi, je veux que nous en donnions l’exemple, parce que les enjeux sont trop forts, parce que la crise démocratique, la crise sociale, la crise économique, la crise éducative, la crise écologique sont trop profondes pour que, aujourd’hui, on accepte de dévoyer le débat politique. L’heure de la vérité va bientôt sonner.
La première de ces vérités, c’est que ceux qui ont laissé la France dans l’état où elle se trouve, avec cet endettement insupportable, avec le déficit des comptes publics, avec toutes les formes de précarité, de brutalité, de violence et d’inégalités, ceux-là ne peuvent pas incarner la France neuve, ceux-là ne peuvent pas prétendre qu’ils feront la rupture, ceux-là doivent assumer leurs responsabilités.

(…)
J’ai entendu les candidats de la droite se moquer des forums participatifs, des jurys citoyens ; je leur dis : la politique, nous allons la réinventer ensemble.
C’est pourquoi je ferai une réforme profonde des institutions. C’est pourquoi je vous appelle, et c’est pourquoi nous ferons la VIe République.
Nous la ferons, cette VIe République, non pas pour avoir le plaisir de mettre un numéro sur la République, mais c’est quelque chose de bien plus profond que cela, c’est un enjeu considérable, c’est tout simplement refonder le lien entre le peuple français et ceux qui les gouvernent. C’est tout simplement redéfinir au nom de quoi la République se remet debout, c’est tout simplement savoir pourquoi nous tenons tant à notre identité nationale, qui n’est pas le monopole de je ne sais quel courant de l’extrême droite. L’identité nationale, c’est nous, c’est tout le peuple français. Et l’identité nationale, c’est d’abord la certitude, et c’est les nouvelles règles du jeu que je vous propose pour la République, c’est d’abord la certitude que les règles sont les mêmes pour tous, quels que soient son origine, son quartier, sa naissance, sa famille, cette garantie de l’égalité réelle. C’est là d’abord le premier fondement de notre identité nationale.
Puis, l’identité nationale aussi, ce n’est pas de savoir d’où l’on vient, et à Marseille qui s’est forgée de tant d’aventures, de tant de mouvements, de tant de peuplements, riches et diversifiés, c’est ici que je peux le dire encore davantage qu’ailleurs, l’identité nationale, ce n’est pas de demander des comptes sur d’où l’on vient, mais c’est de savoir vers où l’on veut aller ensemble. Et c’est cela que je vous propose.
(…)
j’en fais ici le serment, nous réussirons à relancer la machine économique, parce que la principale inquiétude des Français, elle est là : comment, avec de tels déficits, nous allons, demain, pouvoir tenir nos engagements ? Comment, avec de tels déficits et un tel endettement, nous allons pouvoir redresser la France ?
Je vous dis que c’est possible, mais je vous dis aussi que nous réussirons vite, qu’il faudra renouer la confiance, qu’il faudra s’appuyer sur les petites et moyennes entreprises, celles qui attendent des pouvoirs publics parfois si longtemps les aides dont elles ont besoin. Et on le voit ici dans la Région. Nous nous appuierons sur les régions, sur les élus de proximité, et c’est pourquoi, dans la VIe République, il y aura aussi une réforme profonde de l’État, pour qu’il soit plus efficace, plus rapide, c’est ce que les Français attendent, qui lutte contre toutes les formes de gaspillage pour qu’un euro dépensé soit un euro utile, pour que tous ceux qui sont proches du pouvoir, si proches, et qui bénéficient systématiquement des aides publiques alors qu’ils n’en ont pas besoin, que tout ce système de clientélisme soit remis en cause, afin que l’argent public aille bien aux entreprises qui en ont le plus besoin.

(…)
ce que je propose, c’est du donnant/donnant, du gagnant/gagnant, et cela dans tous les domaines de l’intervention publique. Oui, j’aiderai les petites et moyennes entreprises à recruter des jeunes, et notamment les jeunes qualifiés, et les jeunes diplômés, et il y en a sans doute dans cette salle, tous ces jeunes, et cet immense gaspillage, insupportable, c’est cela d’abord qui bloque désespérément la France, ce sont tous ces jeunes au chômage, 25 % de jeunes au chômage, le taux le plus élevé d’Europe, la durée d’attente la plus longue pour accéder au premier emploi, même l’on a fait l’effort d’avoir une qualification ou un diplôme, parce que d’un côté, les entreprises demandent aux jeunes d’avoir de l’expérience professionnelle, mais de l’autre côté, elles refusent de leur donner leur chance.
Alors, ce système-là, il doit changer avec de nouvelles règles du jeu : du donnant/donnant, du gagnant/gagnant, c’est comme cela, vous verrez, que nous allons déployer toutes les énergies aujourd’hui bridées sur l’ensemble du territoire national.
(…)
Pour moi, les jeunes, ce n’est pas un problème, pour moi, les jeunes, c’est une partie, et même une grande partie de la solution. Mais bien sûr, c’est une grande partie de la solution.
On le sait bien, plus d’un an après les émeutes dans les quartiers, rien n’est réglé, au contraire, les choses n’ont cessé d’empirer. Les services publics ont encore reculé, tout a disparu.
(…)
Sur l’identité nationale, comment ne pas dénoncer cet amalgame insupportable entre l’immigration et la menace de l’identité nationale ? Comment accepter ce mélange entre l’immigration régulière, qui se trouve ainsi désignée à la vindicte publique ? Je disais tout à l’heure, mais si tout d’un coup, tous les travailleurs étrangers s’arrêtaient de travailler, on en verrait de drôles de choses dans des secteurs entiers de l’économie !
(…)
La question écologique est étroitement liée à la question de la sortie du sous-développement.
Je voudrais ici l’aborder, là aussi, avec gravité. C’est aujourd’hui la journée mondiale de l’eau.
Il y a à l’échelle de la planète un milliard d’être humains qui n’ont pas accès à l’eau potable. Il y a tous les jours 50 000 personnes qui meurent parce qu’elles n’ont pas accès à l’eau potable. Voilà l’état de la planète aujourd’hui.

Alors l’enjeu de la lutte contre le réchauffement climatique, qui a fait l’objet de tant de discours et de si peu d’action au cours de ces dernières années, oui, la bataille contre le réchauffement climatique est un enjeu considérable, et c’est à vous, à chacun de vous qu’il reviendra de conduire cette lutte.
Il faudra là aussi des décisions courageuses. Il faudra là aussi lutter contre toutes les formes de lobbies, les intérêts financiers, les groupes pétroliers qui encaissent des profits insolents, tout en refusant d’indemniser les communes souillées par exemple par la catastrophe de l’Erika. Les profits des compagnies pétrolières seront taxés, et ces bénéfices seront réinvestis dans les énergies renouvelables. Les énergies renouvelables feront l’objet de politiques volontaristes, déterminées, en en particulier, il appartiendra à la France d’être un pays leader au niveau européen, pour entraîner l’Europe dans ces énergies renouvelables, et non pas comme aujourd’hui, de freiner l’Europe sous prétexte que nous avons l’énergie nucléaire. Cette hypocrisie est devenue inacceptable parce qu’elle nous freine, elle nous empêche, elle nous fait prendre du retard.
Lire l’intégralité du discours … 
(…)
Puisque nous avons parlé de l’identité nationale, et puisque nous sommes à Marseille, je voudrais vous dire un mot de la Marseillaise, parce qu’il y a parfois des malentendus.
J’entends dire des jeunes qui ne comprennent pas : « Mais ce sang impur qui abreuve nos sillons ? »
N’ayons pas de malentendus. La Marseillaise, c’est le chant de la lutte contre toutes les formes de tyrannie, c’est le peuple qui s’est levé contre les forces de l’Ancien Régime, c’est le chant qui a été repris dans tous les pays où il a fallu secouer le joug de l’oppression. C’est le chant que Louise Michel faisait chanter à ses élèves tous les matins et tous les soirs, et à chaque fois, elle qui avait connu la prison et les privations de liberté, à chaque fois, disait-elle, qu’elle faisait chanter la Marseillaise à ses élèves, elle ne pouvait pas s’empêcher de pleurer.
Alors, ne faisons pas de contresens sur ce chant, la Marseillaise. Comprenons vraiment le fond et la force historique de ses paroles. Ce n’est ni un chant sanguinaire ni un chant xénophobe, non, c’est le chant de toutes les libertés, de ceux qui risquent leur vie pour défendre les libertés, c’est le chant de républicains, c’est le chant que je vous propose, ici, à Marseille, de chanter tous ensemble pour ne jamais oublier que le message universel de la France à travers le monde est plus que jamais d’actualité : la liberté, l’égalité et la fraternité.

Royal retrouve à Marseille ses accents de la primaire socialiste
Ségolène Royal a imprimé une marque très personnelle à la dernière phase de sa campagne, jeudi soir devant quelque 8.000 personnes à Marseille, prononçant un discours où elle a revendiqué pleinement le thème de l’identité nationale pour terminer par un éloge de La Marseillaise.
Pour son premier meeting de ce qu’elle appelle “la dernière ligne droite”, la candidate PS à la présidentielle, a tenu parole, reprenant sa “liberté” comme elle l’avait annoncé haut et fort il y a juste une semaine.
Dominée par les innombrables affichettes (”Demain ne se fera pas sans toi”), non du PS mais des “ségolénistes” de “Désirs d’avenir” et de la “Ségosphère”, le public était au diapason.

En présence des ténors régionaux - Michel Vauzelle, président du Conseil régional, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, son directeur de campagne Jean-Louis Bianco mais aussi Edmonde Charles-Roux, la veuve de Gaston Defferre -, Ségolène Royal a commencé son propos “avec gravité”.
“Je ne voudrais pas que le 22 avril ressemble au 21 avril”, a-t-elle déclaré, appelant ses partisans à aller “convaincre” les électeurs hésitants ou désabusés.
“Le moment est fortement symbolique, (dans un mois) jour pour jour du 22 mars au 22 avril, la France va choisir son destin (…) L’heure de la vérité va bientôt sonner”, a-t-elle averti, en estimant que les électeurs “cherchent encore, écoutent, sont exigeants, et ils ont raison de l’être”.
Rappelant la force du Front national dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la candidate socialiste a souligné que “l’identité nationale n’est pas le monopole de je ne sais quel courant de l’extrême droite”. “L’identité nationale, c’est l’affaire de tout le peuple français”, a-t-elle insisté.
Elle est passée à la fin de son discours, prononcé sans notes, aux travaux pratiques. Dans une envolée qui rappelait irrésistiblement le style choisi pendant la campagne primaire interne au PS, elle a exalté l’hymne national, “le chant de toutes les libertés”.
“La Marseillaise”, s’est écriée Ségolène Royale, “c’est le chant de la lutte contre toutes les forces de la tyrannie, c’est le chant du peuple qui s’est levé contre toute les forces de l’Ancien Régime (…)”.

Et de convier la salle à entonner l’hymne national, comme au rassemblement autour d’elle des élus locaux, dimanche. Pendant que le public chantait, la candidate socialiste, l’air solennel à la manière d’un chef d’Etat, est restée immobile sur scène.
Fait inhabituel chez elle, Mme Royal s’est mêlée au public après en avoir terminé, serrant les mains de ses admirateurs.
Continuant de cultiver sa différence, elle a promis de “faire la VIe République”, qui ne figure pas dans le projet du PS, et d’instaurer, “à tous les échelons de responsabilité, des jurys de citoyens pour participer aux décisions publiques”.
Elle a surpris encore en ordonnant aux militants de ne pas siffler ni huer son adversaire de l’UMP Nicolas Sarkozy, leur demandant de “donner l’exemple”. “Pas de +Ouh+ dans nos réunions publiques parce que les Français attendent un débat sur le fond”, s’est exclamée la candidate PS, devant une salle déroutée par cette remontrance.
Mme Royal, qui évite presque à chaque fois de nommer Nicolas Sarkozy et François Bayrou, les a renvoyés dos à dos, les qualifiant d’”hommes de droite”. Sarkozy représente “la continuité”, quant à Bayrou “il n’a pas de programme”, a-t-elle assuré.

Photos du Meeting de Marseille
Le jeudi 22 Mars Ségolène a tenu un meeting à Marseille.
Quatre bus remplis d’audoises et d’audois sont partis assister au meeting.
Envoyez-nous vos photos à davenir11@yahoo.fr !




