Gare du Nord: Ségolène se garde de toute polémique politicienne

Publié le par comités 11

“Je ne veux pas exploiter ce grave incident dans un esprit de polémique politicienne et dans le cadre de la campagne” et “je ne m’en réjouis pas pour la France”, a sobrement commenté mercredi Ségolène Royal après les affrontements qui ont eu lieu mardi soir gare du Nord à Paris.

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“Qu’un contrôle puisse dégénérer à ce point dans de graves incidents entre plusieurs centaines de personnes et la police nationale traduit une inquiétante dégradation de la confiance réciproque entre le service public de la sécurité et nos concitoyens”, a déploré la candidate socialiste dans une courte déclaration lue à la presse en marge d’un déplacement à Blois (Loir-et-Cher).

“L’ordre juste que je souhaite pour la France implique que tout usager des transports publics accepte le contrôle de son titre de transport en respectant les règlements”, a-t-elle ajouté. Défendant son “pacte présidentiel”, Ségolène Royal a affiché son ambition de “rétablir le lien de confiance”, entre la police et les Français et de “sortir des logiques d’affrontement pour aller vers des logiques de rassemblement”.

AP

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Qu’un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus

Ségolène Royal invitée de « En aparté » sur Canal + :

Ségolène Royal revient sur les incidents de la gare du nord “Bien évidemment les voyageurs doivent payer leur billet. Mais qu’un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus

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En cinq ans d’un gouvernement d’une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c’est l’échec sur toute la ligne“.

Les gens sont dressés les uns contre les autres, ont peur les uns des autres. La police a parfois peur de se rendre dans certains quartiers ou de procéder à certains contrôles“, ajoute-t-elle avant de conclure : “Ce n’est pas la République“.

Ségolène Royal veut “une République de l’ordre juste” où “la police” comme “les citoyens” sont “respectés“. “Il faudra un ministre de l’Intérieur qui remette de l’ordre juste au sens où chacun aura le sentiment d’obéir aux mêmes règles“.

La candidate socialiste plaide pour “une société de confiance et d’harmonie“. “C’est un grand défi à relever, il faudra agir vite“, ajoutant que “la situation s’est dégradée” dans les quartiers depuis les émeutes de novembre 2005.

Elle réaffirme son intention de “créer une police de quartier pour remplacer la police de proximité qui a été très maladroitement supprimée” par la droite. Ces incidents montrent d’ailleurs “l’échec sur toute la ligne” de la droite en matière de sécurité depuis 2002.

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Face aux propos de François Baroin, ministre de l’intérieur, concernant la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal déclare : “Faire des déclarations de ce type ne fait qu’envenimer les choses. Donc ça n’est pas responsable de faire des déclarations de ce type sans indiquer clairement à l’opinion, qui a le droit de savoir, et aux principaux intéressés aussi, quels sont les critères” de régularisation.

Elle affirme ne pas pouvoir “répondre de façon abstraite à cette question-là puisque ce qu’il doit annoncer, ce sont justement les deux principes que je viens d’évoquer : quels sont les critères et quels seront les principes qui seront appliqués“.

Dans une République, il y a des règles et dans une démocratie, il y a de la transparence sur ces règles. C’est aujourd’hui ce qui manque cruellement

Dans la confusion des règles et le manque de transparence, il y a des tensions, des révoltes“.

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Ségolène Royal dénonce les “mauvais exemples venus d’en haut”

S’exprimant sur les émeutes de la gare du Nord, devant 3.500 personnes réunies au Palais des sports de Tours, Ségolène Royal a dénoncé le “populisme” du candidat de l’UMP et les “mauvais exemples venus d’en haut”. “La question que l’on se pose lorsque l’on voit ce que ce contrôle a provoqué, c’est qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas bien. Comme s’il y avait une rupture de confiance entre un grand service public, la police nationale, et les citoyens”, a-t-elle déclaré mercredi soir.

“Un certain nombre de choses ont été mal faites ces dernières années pour qu’il y ait à ce point une méfiance réciproque”, a-t-elle ajouté, promettant de rétablir “un ordre juste où les représentants du service public, de la police, de la gendarmerie, de la justice sont respectés par les citoyens”.

“Je ne veux plus en France de zones de non droit où les policiers ont peur d’aller (…). Je ne veux plus de zone de non droit où des jeunes qui n’ont rien à se reprocher ont peur des policiers et des contrôles d’identité”, a-t-elle expliqué.

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Selon la candidate, “c’est ce juste équilibre qui correspond à l’ordre juste” et “pour faire cela, il vaut mieux une responsable politique qui aime le service public, qui défend l’Etat, qu’un candidat qui nous explique tous les matins qu’il y a trop de fonctionnaires”.

“Je ne tolère pas que l’on puisse au nom de je ne sais quel populisme dresser les fonctionnaires contre ceux qui ne le sont pas”, a-t-elle déclaré.

Ségolène Royal a élargi sa critique aux responsables politiques de droite jugeant qu’”il y a eu tellement de mauvais exemples venus d’en haut”.

“Quand on voit la façon dont le pouvoir qui se termine place ses amis dans tous les postes de responsabilité, cette image de l’Etat qui n’est plus impartial, là aussi c’est un mauvais exemple”, a-t-elle ajouté, estimant que “l’éducation se fait par l’exemple”.

Elle a ainsi répété qu’en cas de victoire à l’élection présidentielle, le train de vie de l’Etat serait réduit et que les ministres ne seraient plus “logés, blanchis” avec toute leur famille aux frais des ministères.

PAS DE “POLITIQUE POLITICIENNE”

La candidate socialiste avait auparavant expliqué à la presse qu’elle ne souhaitait pas “exploiter” les incidents qui ont éclaté mardi à la gare du Nord dans un “esprit de politique politicienne”.

“Dans le ‘Pacte présidentiel’ que je propose aux Français, il y a d’abord et avant tout le rétablissement du lien de confiance entre les uns et les autres. Et l’idée de sortir des logiques d’affrontement pour aller vers des logiques de rassemblement”, a-t-elle expliqué lors d’une rencontre informelle après un meeting dans la Halle aux grains de Blois (Loir-et-Cher).

“Je ne veux pas exploiter dans un esprit de politique politicienne ces graves incidents parce que je ne m’en réjouis pas pour la France”, a-t-elle souligné.

“L’ordre juste que je souhaite pour la France implique que tout usager des transports publics accepte le contrôle de son titre de transport et respecte les règlements”, avait-elle expliqué.

Invitée de Canal+ à la mi-journée, elle avait estimé que les heurts de la veille étaient la preuve que la politique de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur avait échoué “sur toute la ligne”.

“En cinq ans d’un gouvernement d’une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c’est l’échec sur toute la ligne”, a-t-elle jugé.

“Le seul et unique responsable” de la situation, c’est l’ancien ministre de l’Intérieur, a renchéri Jack Lang, conseiller spécial de la candidate dans un communiqué. “Sous son règne, les délinquants ont prospéré. M. Sarkozy a été en permanence un fauteur de troubles et de violence”.

“Jamais la société française n’a été aussi violente. Jamais les rapports entre le service public de la police nationale et la population n’avaient été aussi dégradés”, ont expliqué de leur côté Julien Dray, porte-parole du PS et Delphine Batho, chargée des questions de sécurité, dans un communiqué.

“Les socialistes n’ont donc pas de leçons à recevoir. Il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. C’est ce que fait Ségolène Royal qui préconise une fermeté et une précocité nouvelles pour prendre à bras-le-corps la montée de la violence dans la société française”, ont-ils ajouté.

Source Reuters

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L’ordre juste, c’est un exemple irréprochable venu d’en haut

Ségolène Royal en meeting à Tours :

Ségolène Royal s’oppose au “populisme” de Nicolas Sarkozy qui a voulu réduire le nombre des fonctionnaires et à un pouvoir “qui se termine et place ses amis dans tous les postes de responsabilité“. “Un Etat qui n’est pas impartial, ce n’est pas la république, c’est un mauvais exemple“.

J’entends un certain nombre de déclarations des candidats de la droite” qui me rejettent “dans le camp de je ne sais quel laxisme qui défend l’idée qu’on peut prendre un transport en commun sans payer“, affirme-t-elle lors d’un meeting à Tours, devant 4.000 personnes.

Vous me connaissez, ce n’est pas mon genre, je défends l’ordre juste“.

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L’ordre juste, c’est que chacun applique les mêmes règles, les puissants comme les petits. Et il y a une règle très simple, quand on prend son transport on paye son billet. Une autre règle, c’est normal, il y a des contrôleurs“.

Elle note à cet égard qu’il y a “une montée des désordres, des agressions contre les contrôleurs dans les trains“. “Les agents du service public doivent être respectés”. “Quand on prend un transport, oui, on paye son billet, oui, on doit pouvoir être contrôlé sans se rebeller“.

Mais elle insiste aussi sur le fait qu’il y avait “comme une rupture de confiance entre le service public de la police nationale et les citoyens“.

Elle reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir affirmé qu’il y a “trop de fonctionnaires“. “Un discours condescendant“. “Je ne tolère pas que l’on puisse au nom de je ne sais quel populisme dresser les fonctionnaires contre ceux qui ne le sont pas“.

Rappelant qu’elle veut “incarner la république du respect et de la confiance retrouvée“, elle s’en est pris aussi à un pouvoir “qui se termine et place ses amis dans tous les postes de responsabilité“. “Un Etat qui n’est pas impartial, ce n’est pas la République, c’est un mauvais exemple“.

L’ordre juste, c’est un exemple irréprochable venu d’en haut“. Elle assure qu’avec elle, “on ne verra plus des ministres avec toute la famille logés, nourris, blanchis, par la République“.

Ségolène Royal évoque une nouvelle fois la nation française et le drapeau tricolore : “la gauche n’a aucun complexe à avoir même si le drapeau a été dévoyé dans les guerres coloniales. Nous devons assumer notre belle histoire, nos conquêtes, notre liberté“.

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Nicolas Sarkozy, fait comme s’il n’était pas comptable des années passées

Lionel Jospin en une réunion publique de soutien à Ségolène Royal à Nîmes :

L’élection présidentielle, nous pouvons, nous devons la gagner, en soulignant le bilan désastreux du gouvernement. Il faut porter un jugement sur le bilan de ceux qui ont gouverné pendant cinq ans” déclare Lionel Jospin.

Les deux mandats de Jacques Chirac” qui ont été “beaucoup de discours et peu d’actes marquants sauf un, le « non » à la guerre en Irak, ont été extrêmement décevants. Nicolas Sarkozy, élève de Chirac, fait comme s’il n’avait pas de passé, de passif, comme s’il n’était pas comptable des années passées“.

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Il serait paradoxal que le bilan de la droite ne soit pas tiré, il est carrément mauvais“, ajoute-t-il, estimant que “la fracture sociale s’est accrue, la croissance s’est étouffée en cinq ans, le manque de confiance et le découragement dans le pays sont inquiétants“.

Les politiques menées depuis cinq ans ont été un échec économique, social et je dirais même psychologique et moral“, avec “l’augmentation massive du nombre de rmistes depuis 2002 de 250.000 personnes, du nombre de mal-logés et les tensions de plus en plus fortes dans les banlieues“.

Celles-ci sont dues à “la baisse massive des subventions aux associations et à la suppression de la police de proximité et des adjoints de sécurité“.

A propos des incidents à la gare du Nord à Paris, Lionel Jospin se demande “pourquoi cet incident, somme toute banal, mineur, a dégénéré dans une violence qui a mis en mouvement un nombre massif de personnels de police et dans la violence avec les jeunes“.

Je ne voudrais pas que mon pays soit une exception dans lequel, quand se produit un incident pour vérifier un titre de transport, ça se transforme en émeute“.

Lionel Jospin estime qu’il faut “restaurer entre la police républicaine, qui fait légitimement son devoir, et la population, et notamment les jeunes, un lien d’une autre nature que celui instauré par l’ex ministre de l’Intérieur“. Il se dit “inquiet de la reprise de la montée des violences dans les écoles et de l’augmentation très forte des atteintes et des agressions contre les personnes“.

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Quand il y avait 20 000 voitures qui brûlaient, c’était l’incapacité de la gauche, quand il y en a 45 000 c’est le talent du ministre de l’Intérieur

Jean-Louis Bianco invité de I-télé :

Jean-Louis Bianco revient sur le départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l’intérieur : Un bilan globalement négatif, pour reprendre une formule qu’on a connue autrefois, pourquoi ? Parce que les violences ont augmenté, 10.000 personnes de plus agressées, violées, chaque année, 50.000 au total.

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Tout ce qui est l’atteinte aux personnes a augmenté. Jamais, il n’y a eu autant de voitures qui ont brûlé, quand il y avait 20 000 voitures qui brûlaient, c’était l’incapacité de la gauche, quand il y en a 45 000 c’est le talent du ministre de l’Intérieur.

Et puis, cette histoire des banlieues dont il n’est naturellement pas le seul responsable. C’est un problème difficile que les gouvernements successifs de gauche et de droite n’ont pas su régler. Mais avouez quand même, que la racaille et le Karcher, ce n’est pas la meilleure manière de ramener la paix dans les banlieues et d’ailleurs elle n’est pas ramenée, il y a encore des inquiétudes très très fortes quand j’en parle avec les maires de banlieue.

Il ajoute que ce départ est une bonne chose pour la république parce qu’il y avait quand même un mélange des genres que tout le monde a dénoncé, il n’était que temps qu’il abandonne cette fonction qui est celle quand même du ministre de la Police et du ministre des élections.

Le co-directeur de campagne de Ségolène Royal revient sur la question de la régularisation : L’idée, c’est que, ceux qui sont de bonne foi, de bonne volonté, qui recherchent un emploi, qui recherchent un logement, qui ont un logement, qui ont une volonté d’intégration doivent pouvoir être régularisés.

Et c’est sur la base non pas du cas par cas au sens abus, au sens à la tête du client, mais au sens de critères touchant, je l’ai dit à la scolarisation des enfants, au logement, à la recherche de logement ou d’emploi, à la volonté d’intégration.

D’ailleurs le Parlement devra en débattre, on devrait en débattre avec les associations, qu’on doit pouvoir régulariser le plus grand nombre possible de ces parents, mais pas d’automaticité.

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