Ségolène à la rencontre des Français à Orléans, Blois et Tours

Publié le par comités 11

D’Orléans à Tours en passant par Blois, Ségolène Royal est allée mercredi “à la rencontre des Français” pour établir avec eux une “relation directe” et leur expliquer point par point son “pacte présidentiel”, essentiellement dans le domaine social.

La candidate socialiste a multiplié les arrêts pour tenir des “réunions populaires”, mener “une campagne positive” et expliquer les “réformes profondes” de son pacte, du “sur-mesure” susceptible de répondre à nombre de leurs problèmes.

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Premier arrêt dans la banlieue d’Orléans, au lycée technologique et professionnel de Saint-Jean de la Ruelle -grosse municipalité socialiste du département-, un lycée d’excellence avec une réussite de plus de 90%.

La veille François Hollande, qu’elle retrouvera jeudi à Limoges, est venu dans cette ville pour tenir meeting. “S’il y a un éléphant avec qui elle n’a pas de problème, c’est bien lui”, glisse Michel Sapin, président de la région Centre, camarade de l’ENA du couple. “D’ailleurs ce n’est pas un éléphant, c’est un ours laineux”, s’amuse-t-il.

“Elle veut rencontrer les Français, les Français, les Français”, dit encore Michel Sapin.

A Saint-Jean, elle déjeune avec le monde enseignant. “J’aimerais que vous nous précisiez vos intentions sur la carte scolaire”, demande le proviseur d’un lycée. Mais ce n’est pas le moment. Réunion “populaire” ensuite dans le gymnase du lycée, où elle parle délocalisations, lutte contre les précarités, formation professionnelle…

“C’est ce que je vais illustrer au cours de cette semaine”, indique-t-elle.

Entre Orléans et Blois, elle essaie de régler par téléphone un conflit entre direction et syndicats au siège de la CAMIF, à Niort, dans la région de Poitou-Charentes qu’elle préside.

A Blois, quelque 400 personnes l’attendent dans la belle Halle aux grains. Elle développe une nouvelle fois les grands thèmes de son “Pacte présidentiel”, soulignant la nécessité d’une remise à niveau des universités, “bien délabrées”, indiquant qu’elle est prête de leur donner “beaucoup plus d’autonomie”.

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Elle réitère son idée de faire payer par les régions les salaires de jeunes diplômés pendant six mois, et les taxes afférentes, pour inciter les entreprises à leur offrir un CDI.

“Ca coûte moins cher que le chômage et le désespoir des jeunes, c’est la défense de la valeur travail”, affirmera-t-elle plus tard devant la presse.

Elle parle de “soutien scolaire individualisé et gratuit”, critique les “gaspillages considérables” que représente l’idée de François Bayrou -qu’elle ne nomme pas- de deux emplois sans charge.

Elle demande à l’assistance, sous les vivats, que chacun convainque “disons une dizaine de personnes”.

Après une rencontre avec les salariés de l’usine pharmaceutique Pfizer, près d’Amboise, la “rencontre populaire” de la soirée, à Tours, devait constituer une montée en puissance, devant plusieurs milliers de personnes.

La candidate poursuit ses “rencontres des Français” jeudi dans la Vienne et la Haute-Vienne, et vendredi dans la Creuse et le Puy-de-Dôme.

Source VousNousils.fr

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A Orléans, Ségolène Royal parle travail, recherche et délocalisations

Ségolène Royal a centré sa visite à Orléans, mercredi, sur le travail, la recherche et les délocalisations. Dans un gymnase de Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans la banlieue d’Orléans, elle a souligné que son “pacte présidentiel” voulait “remettre au coeur du projet de la France qui se relève la valeur travail, la lutte contre toutes les formes de précarité, l’investissement dans l’éducation et la formation professionnelle, la lutte contre toutes les formes de délocalisations”.

“Ce que je vais illustrer au cours de cette semaine”, a-t-elle dit après avoir déjeuné avec l’équipe professionnelle d’un lycée technologique et professionnel où s’était déjà rendu Jacques Chirac en 1999.

Après avoir laissé brièvement la parole à un salarié d’Alcatel, où un plan de licenciements est en cours, elle a regretté que les licenciements touchent désormais des entreprises “à très haute valeur ajoutée et à matière grise”, et que les investissements dans la recherche et l’innovation se soient “écroulés”.

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“Une de mes premières priorités sera de remettre à niveau l’effort de la nation”, a-t-elle dit. Elle a insisté aussi sur la nécessité d’une “meilleure formation des jeunes” avec des filières de formation “adaptées” et en articulant “plus étroitement les entreprises avec les lycées et avec les universités”.

Sans précision, elle a évoqué le contrat à signer avec les entreprises: les aider “à se développer”, et en échange “on leur demande de donner à tous les jeunes qualifiés la chance d’accéder à leur premier emploi pour qu’ils puissent faire leurs preuves”.

Avant de quitter Orléans, elle s’est vu remettre par l’ancien maire Jean-Pierre Sueur, sénateur PS, un ouvrage écrit en 1897 par Charles Péguy sur Jeanne d’Arc et dédié à “toutes celles et ceux qui se battent pour l’établissement d’une République universelle”.

C’est à Orléans, lors des fêtes johanniques du 8 mai 1998 que Ségolène Royal, invitée par M. Sueur, avait prononcé un vibrant hommage à Jeanne d’Arc. Mais elle n’a pas évoqué mercredi la pucelle, une de ses figures de référence.

Source AFP

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