Royal et Bayrou d’accord pour la fin de l’affrontement entre "blocs"

Publié le par comités 11

Ségolène Royal et François Bayrou qui ont mené samedi un débat sans précédent sous la Vème république, se sont dits d’accord pour souhaiter la fin de l’affrontement entre “blocs” et pour affirmer que leur rencontre ne se solderait pas par un ralliement du candidat UDF.

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Il s’agissait, selon la candidate socialiste arrivée deuxième au premier tour de l’élection présidentielle avec 25,8 %, derrière Nicolas Sarkozy (31%), de “faire un bout de chemin ensemble”, de “faire émerger des convergences”.

Mme Royal et le président de l’UDF, arrivé troisième avec 18,57% des suffrages le 22 avril, ont donc, sur un ton calme et direct mais constamment courtois, confronté leurs programmes et leurs points de vue sur la radio RMC et la télévision d’information continue BFM-TV.

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Les deux responsables ont dégagé de nombreux points d’accord, par exemple, sur la nécessité d’abolir l’adoption de projets de loi sans débat (49.3), les indemnités des députés ou pour dénoncer un “verrouillage médiatique”.

“Vous êtes un excellent défenseur du pacte présidentiel !”, a même, à un moment, lancé en souriant Mme Royal à son vis-à-vis. “Si vous n’avez que des défenseurs comme moi, vous avez de quoi vous inquiéter”, lui a répondu M. Bayrou.

Au mot de “débat”, la candidate socialiste a d’emblée préféré celui de “dialogue”, y voyant une “modernisation de la vie politique”.

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Les responsables socialiste et centriste étaient d’ailleurs assis côte à côte, séparés certes, mais pas face à face, autour d’une table recouverte de blanc.

“L’affrontement bloc contre bloc, ça ne marche pas”, a lancé Mme Royal dès l’ouverture de la rencontre, retransmise à partir de 11H15.

C’est précisément le thème que M. Bayrou avait développé pendant toute sa campagne électorale et qu’il a à nouveau repris: “sur des sujets comme les banlieues, on devrait discuter ensemble”.

Fort de ses 6,8 millions de voix réunies le 22 avril, le député béarnais a parlé des “trois forces qui structurent la vie politique française” droite, gauche et centre, avec des dirigeants “de la même génération: nous avons le devoir de faire bouger les choses”.

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“Nous ne parlons pas au nom des partis”, a nuancé Mme Royal, soulignant qu’elle a engagé “un dialogue direct avec les Français” et qu’elle “dépasse les partis politiques”. “Il n’y a pas entre nous de tractations de couloirs entre organisations politiques”, a souligné la candidate PS.

Une foule de journalistes, photographes, cameramen se pressait à l’hôtel où se déroulait cette rencontre inédite; le même hôtel où le président de l’UDF avait tenu mercredi une conférence de presse très suivie et accepté publiquement l’invitation au débat que lui avait lancée lundi à Valence la candidate socialiste.

L’organisation de la rencontre avait été compliquée, plusieurs médias (PQR, Canal +) refusant de l’organiser au nom de l’égalité des temps de parole.

Mme Royal et M. Bayrou avaient accusé M. Sarkozy de “pressions”.

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Vidéos de l’émission

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Un événement sans précédent qui souligne la modernisation de la vie politique et ce besoin de sortir de l’affrontement bloc contre bloc

Ségolène Royal estime que le débat, retransmis par BFM TV et RMC, est “un événement sans précédent qui souligne la modernisation de la vie politique et ce besoin de sortir de l’affrontement bloc contre bloc. C’est un dialogue aujourd’hui qui se déroule, en toute clarté“, a déclaré la candidate socialiste.

L’affrontement bloc contre bloc, 50 contre 50, ça ne marche pas. Nous pouvons faire un bout de chemin ensemble, nous ne sommes pas d’accord sur tout. Ce que je n’attends pas de ce dialogue, c’est un ralliement, c’est-à-dire une espèce de coup de théâtre. Je n’attends pas cela car ce n’est pas ce qu’attendent les électeurs“.

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Malgré quelques désaccords sur certains points, ils dégagent de nombreux points de convergences, par exemple, sur la nécessité d’abolir l’adoption de projets de loi sans débat (49.3), les indemnités des députés ou pour dénoncer un “verrouillage médiatique“.

Vous êtes un excellent défenseur du pacte présidentiel !“, déclare même, à un moment, Ségolène Royal à François Bayrou.

Le député béarnais parle des “trois forces qui structurent la vie politique française” droite, gauche et centre, avec des dirigeants “de la même génération: nous avons le devoir de faire bouger les choses“.

Nous ne parlons pas au nom des partis“, nuance la candidate socialiste, soulignant qu’elle a engagé “un dialogue direct avec les Français” et qu’elle “dépasse les partis politiques“. “Il n’y a pas entre nous de tractations de couloirs entre organisations politiques“.

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