L’organisation du grand débat Royal-Sarkozy

Publié le par comités 11

Voici les dessous du face à face programmé mercredi 2 mai à 21h00, entre les deux candidats à la présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Les thèmes abordés

François Rebsamen et Claude Guéant, les directeurs de campagne de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sont tombés d’accord sur sept thèmes de discussion, a annoncé le PS. Après une introduction des journalistes Arlette Chabot et Patrick Poivre d’Arvor, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal parleront de “la France, la République et les institutions”. Viendront ensuite les questions économiques et sociales, puis le triptyque éducation-recherche-environnement. Dans la foulée, les candidats débattront des “familles”, de l’écologie et du développement durable et de l’Europe. Les questions internationales seront le dernier thème abordé. Chaque candidat aura trois minutes pour conclure.

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Décor/disposition

Le débat a lieu dans un studio de 1.000 m2 appartenant à la SFP et situé à Boulogne, dans les Hauts-de-Seine.
Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se feront face dans un décor de 200 m2 réalisé par Philippe Désert. Les candidats seront à deux mètres de distance, installés à une table carrée et pleine, qui cachera donc leurs jambes. Elle est recouverte de plexiglas silencieux pour amortir les bruits des coups sur la table. De même la moquette grise est très épaisse pour ne pas entendre les bruits des battements de pieds.
Derrière les journalistes, pourrait figurer une représentation de l’Elysée ou le logo “2007, le débat”.
Nicolas Sarkozy prendra la parole en premier, selon le tirage au sort effectué mercredi au Conseil supérieur de l’audiovisuel.
Douze caméras seront mobilisées et placées à dix mètres des candidats pour préserver l’intimité du débat. Il n’y aura pas de plan de coupe (images montrant un candidat lorsque l’autre parle). Après tirage au sort, Nicolas Sarkozy sera le premier à prendre la parole, et Ségolène Royal prononcera les derniers mots du débat.

Réalisateur

Jérôme Revon a été choisi pour la réalisation du débat. Ce Tourangeau, “corse d’adoption”, âgé de 44 ans, marié et père de quatre enfants, est aussi producteur et dirige, aux côtés de Stéphane Gateau, la société R et G Productions qu’ils ont créée en 1997.
Il a fait ses classes à 22 ans sur Canal +, lors des grands directs de football. Deux fois lauréat des Sept d’Or pour la réalisation des Jeux olympiques de Barcelone en 1992 et de l’émission “Capital” (M6) en 1997, il a lancé avec Arlette Chabot le débat hebdomadaire “Mots Croisés” sur France 2, en 1997. Rompu aux émissions politiques, il a relancé avec Anne Sinclair sur TF1 l’hebdomadaire “7 sur 7″, qu’il a réalisé de 1994 à 1996, et a orchestré pour France 2 les soirées électorales des présidentielles de 1995 et 2002.
Il est aussi spécialiste des soirées événementielles puisque la chaîne publique lui a confié les 28 heures de direct pour le passage à l’an 2000 et la retransmission du 60ème anniversaire du Débarquement.
Pour France 2, ce spécialiste du direct réalise également les Victoires de la Musique. Il prépare actuellement la prochaine cérémonie des Molière et la Fête de la Musique, qui seront diffusées respectivement les 14 mai et 21 juin prochains.

Journalistes et staff technique

Les deux journalistes choisis pour animer la rencontre sont Arlette Chabot pour France 2 et Patrick Poivre d’Arvor pour TF1.
Il s’agit, pour l’un comme pour l’autre, d’une première.
160 personnes sont mobilisées pour assurer la production technique et logistique de la rencontre.
Pendant le débat, seuls les 12 cameramen seront sur le plateau. Les autres techniciens se trouveront en régie tandis que le staff de campagne des candidats sera dans des loges.

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Diffusion

Le débat sera retransmis, outre TF1 et France 2, par de nombreux autres médias:
- le site nouvelobs.com
- France 24 retransmet le débat en direct avec traduction simultanée en anglais et en arabe, suivi d’une émission spéciale dans les trois langues.
- Arte retransmet le débat en direct sur internet : www.arte.tv et met cette vidéo à la disposition des internautes pendant les 7 jours suivant la diffusion.
- LCP Assemblée nationale-Public Sénat diffusent le débat avec un sous-titrage pour les personnes sourdes ou malentendantes. A 23h00 les chaînes parlementaires proposent une émission spéciale présentée par les journalistes et éditorialistes des deux rédactions.
- i-Télé
- BFM-TV
- MTV France
- NRJ 12 diffuse le débat en direct mais a annulé le projet d’émission “Le débat continue…” animée par Karl Zéro et dont la programmation avait été annoncée pour 23h00.
- France 3 ne retransmet pas le débat mais propose à 23h10 une édition spéciale présentée par Louis Laforge sur le plateau des soirées électorales avec Jean-Michel Blier pour l’expertise politique et des invités.
- Direct 8 ne retransmet pas le face à face mais propose de 23h00 à 23h30 “Direct 8, le débat continue” une émission animée par Philippe Labro.
- RTL diffuse le débat précédé à 20h00 d’une émission au cours de laquelle Hervé Beroud plante le décor avec les éditorialistes de la station, Alain Duhamel, Jean-Michel Aphatie, Franz-Olivier Giesbert et Serge July, émission qui se poursuivra après le face à face.
- Europe 1 diffuse le débat en direct sur l’antenne et en images sur le site www.europe1.fr. Une soirée spéciale est prévue dès 20h00 et se poursuivra jusqu’à minuit autour de Fabienne Le Moal et Jérôme Dorville et de leurs invités.
- France Info diffuse le débat en direct précédé d’une édition spéciale à partir de 17h00 qui se poursuivra après le face à face avec réactions, commentaires et analyse. Jeudi matin, plusieurs invités interviendront lors d’une matinale spéciale.

Audience attendue
Les observateurs prédisent une audience record de 20 millions de téléspectateurs (ils étaient 16,8 millions pour le duel Jospin-Chirac en 1995).

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A quatre jours du second tour, les deux finalistes de la présidentielle, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, ont rendez-vous mercredi soir 2 mai pour l’apogée de la campagne, un débat télévisé que devraient suivre des millions de téléspectateurs français et étrangers.

Les représentants des candidats sont tombés d’accord sur l’architecture de l’échange qui comportera sept thèmes, a annoncé le PS. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal parleront d’abord de “la France, la République et les institutions”. Viendront ensuite les questions économiques et sociales, puis le triptyque éducation-recherche-environnement. Dans la foulée, ils débattront des “familles”, de l’écologie et du développement durable et de l’Europe. Les questions internationales seront le dernier thème abordé.

La rencontre sera retransmise par de nombreux médias - télévision et radios - y compris à l’étranger et sur l’internet.

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Convaincre les indécis

Instaurée en 1974, cette traditionnelle confrontation n’a pas eu lieu depuis douze ans, Jacques Chirac ayant refusé, lors de l’élection de 2002, de rencontrer Jean-Marie Le Pen.

Elle est très attendue, même si son impact sur l’issue de l’élection est difficilement mesurable.

Pour les protagonistes, l’un des enjeux est de convaincre les indécis parmi les 6,8 millions d’électeurs de François Bayrou et les 3,8 millions d’électeurs de Jean-Marie Le Pen. Le candidat centriste n’a pas donné de consigne de vote mais a fait savoir qu’il pourrait rendre public son choix personnel après le débat.

Le président du FN, lui, a appelé mardi ses partisans à s’abstenir le 6 mai.

Le face-à-face est présenté à partir de 21h00 par Arlette Chabot (France 2) et Patrick Poivre d’Arvor (TF1). Les deux journalistes devaient déjeuner ensemble mercredi pour en fignoler le déroulement.

Premier à parler, Sarkozy ne “dramatise pas”

C’est Nicolas Sarkozy qui prendra la parole en premier, selon le tirage au sort effectué mercredi midi au Conseil supérieur de l’audiovisuel. Chaque candidat aura trois minutes pour conclure.

En l’absence de tout public, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy seront assis face à face, devant une table carrée, à deux mètres l’un de l’autre, dans un décor de 200 m2 que le réalisateur de l’émission, Jérôme Revon, compare à un “ring de boxe”.

Favori des sondages, Nicolas Sarkozy a assuré mercredi matin qu’il ne “dramatise” pas l’enjeu de la confrontation. “Je ne pense pas que les Français choisissent pour cinq ans un président de la République sur la seule impression d’un débat de deux heures”, a dit le candidat UMP.

De son côté, Ségolène Royal avait affiché lundi sa sérénité. “Pourquoi voulez-vous que je redoute quelque chose ? Toute ma vie politique a été faite de dialogues et de débats, je n’en ai fui aucun”, a-t-elle dit, en parlant de “moment démocratique très important”.

Tous deux ont assuré ne s’être livré à aucun entraînement particulier, mais ce genre de débat est toujours soigneusement préparé par les équipes de campagne.

Conseils de Raffarin ou DSK

En outre, à quelques heures de la rencontre, les conseils se sont multipliés. Ainsi, Jean-Pierre Raffarin a confié avoir “averti” le candidat UMP sur “l’audace extrême” de son adversaire socialiste. L’UDF André Santini lui a recommandé de se “méfier” parce qu’étant “favori, c’est lui qui joue le plus gros”.

A gauche, Dominique Strauss-Kahn -qui a eu l’occasion d’en parler avec la candidate PS lors de leur déjeuner mercredi- a indiqué que ce genre de joute demandait “une préparation très psychologique”.

Décisif ou pas? Pour en avoir vécu deux, en 1974 et en 1981, à chaque fois face à François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing a la conviction qu’il est effectivement “décisif”.

Pour le premier secrétaire du PS, François Hollande, il s’agit bien d’un “débat majeur” car “il va contribuer à forger la conviction de beaucoup de nos concitoyens qui n’ont pas encore décidé”.


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