Ségolène Royal sur France Inter

Publié le par comités 11

Ségolène Royal revient sur le débat avec Nicolas Sarkozy dont elle garde une « bonne impression, je pense que c’est toujours important de débattre. C’est un moment éminent de l’histoire de cette campagne pour l’élection présidentielle. C’est un moment fort, un moment démocratique, crucial, qui je pense, a permis aux Français de se faire une idée plus précise à la fois du tempérament des candidats et aussi du fond des sujets, même si bien évidemment en deux heures, nous ne pouvons pas épuiser tous ces sujets. »

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« Je porte les valeurs auxquelles je crois, très profondément, elles sont en moi et je n’ai aucune raison de les minimiser surtout dans une confrontation comme celle-ci, où les Français vont avoir le choix entre deux types de sociétés. Celle que je propose qui consiste à réformer sans brutaliser, à cesser d’opposer les Français, les uns contre les autres. A penser que les valeurs humaines doivent toujours l’emporter sur les valeurs financières, à imaginer la France de demain, en particulier en lui donnant la possibilité de déployer tous ses talents, en particulier pour créer des entreprises et pour débloquer la machine économique. Et donc je crois que cette confrontation au sens de débat, était bien vue, hier, elle était claire. »

« Je crois que l’on n’est jamais trop offensif, lorsqu’il s’agit de défendre des convictions, des valeurs et puis ensuite je pense que la personne qui incarnera demain, la France et qui exercera les plus hautes responsabilités, doit faire preuve de grande fermeté sur la question des fondamentaux, parce que c’est la preuve aussi que demain, je serais en capacité de défendre très fermement les intérêts de la France. »

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« Quand on entre dans la politique et en particulier à ce niveau, il faut accepter d’aller jusqu’au bout, des débats d’idées et ne pas toujours se mettre en posture de victime. Si un responsable politique se met en posture de victime, comment demain pourrait-il défendre les intérêts de la France, dès lors qu’il aurait en face de lui, des gens un peu structurés, un peu résistant, un peu offensif, donc je crois qu’être offensif et garder intact au cœur la capacité d’une révolte, d’une insoumission, d’une colère saine, face à des injustices ou face à une forme d’immoralité politique qui consiste à dire le contraire de ce que l’on fait, je pense que c’est le signe au contraire d’une structuration extrêmement solide. »

« L’élection présidentielle, c’est un contact direct entre une personnalité et le peuple français. Aujourd’hui je dépasse les clivages politiques, je veux rassembler à la fois toute la gauche, mais je m’adresse aussi aux électeurs du centre, parce que je veux demain, en tout état de cause travailler avec eux. »

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« Je les rejoins sur un certain nombre de thématiques, en particulier la question de la lutte contre la dette, puisque j’ai repris une des propositions de François Bayrou, qui consiste à dire et je crois qu’il a raison sur ce point, que toute la marge de manœuvre de la croissance qui dépassera les 2,5 % sera entièrement consacré au remboursement de la dette. Je veux dépasser ces clivages, prendre les bonnes idées là où elles sont y compris dans le camp qui n’est pas le mien, parce que je crois que c’est comme ça que la France deviendra imaginative et créative. »

« Vous savez, moi, je fonctionne de façon très simple, je franchis les étapes les unes derrière les autres en m’y consacrant totalement, je crois que c’est cela, qu’attendent de moi, les millions de personnes qui espèrent, qui espèrent très, très profondément que la France va changer.

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