Le PS s’approche de la parité, l’UMP en est loin

Publié le par comités 11

Malgré les embûches, l’idée de parité fait son chemin : pour les élections législatives de juin, la plupart des partis ont tenté de promouvoir des femmes. Avec 12,3 % de femmes à l’Assemblée nationale, la France se place, selon l’Union interparlementaire, au 88e rang mondial, loin derrière le Chili, l’Ouganda, la Lituanie ou la Tunisie.

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Pour les législatives, la parité telle qu’elle est conçue dans la loi du 6 juin 2000 est incitative. Les textes se contentent d’imposer des pénalités financières aux mouvements politiques qui présentent moins de 50 % de candidates, à 2 % près. En 2002 - la loi s’appliquait pour la première fois -, la plupart des partis avaient préféré payer des amendes : l’UMP, qui avait présenté moins de 20 % de candidates, s’était ainsi privée de 4,2 millions d’euros et le Parti socialiste, qui comptait 36 % de femmes sur ses listes, avait vu sa dotation baisser de 1,6 million d’euros.

Le PS sera à deux doigts de respecter la loi : cette année, près de 48 % des 577 circonscriptions ont été dévolues à des candidates. “Pour ces législatives, le PS a eu la volonté de respecter la parité et de confier aux femmes des circonscriptions de qualité”, souligne la déléguée nationale à la parité du PS, Geneviève Couraud.

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Pour le PS, cet équilibre est le fruit d’un long travail sur la parité. En 1997, Lionel Jospin, alors premier secrétaire, avait demandé de réserver 30 % des circonscriptions à des femmes : le chiffre final tomba à 28 % mais restait bien supérieur à celui des autres grands partis. Devenu premier ministre, Lionel Jospin avait été à l’initiative de la loi sur la parité du 6 juin 2000. “Si nous sommes parvenus, cette année, à un chiffre de près de 48 %, c’est grâce à un travail de longue haleine qui a commencé dès le mois de septembre 2004, précise Mme Couraud. Sans cet engagement, nous n’aurions pas réussi.”

Pour l’UMP, les chiffres seront nettement plus modestes : le parti du président ne devrait présenter que 30 % de femmes. “La tâche n’est pas aisée puisque nous avons plus de 350 sortants, mais nous avons fait une place aux femmes, souligne Alain Marleix, député du Cantal et secrétaire national chargé des élections à l’UMP. Nous avons également joué la qualité en leur réservant des circonscriptions “gagnables”. A l’issue de ces élections, nous espérons multiplier par trois le nombre de nos députées.”

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VIVIER NOUVEAU

L’UDF-Mouvement démocrate (MoDem) de François Bayrou, a, lui aussi, tenté de féminiser les candidatures. En 2002, l’UDF avait fait partie des mauvais élèves de la parité puisqu’il avait perdu plus de 600 000 euros de financement public en présentant à peine 20 % de candidates. Pour ces élections législatives, le MoDem voulait imposer une véritable parité à 50/50 mais les aléas des constitutions de listes ont fait tomber la part des femmes à 38 %. “Seul le scrutin proportionnel permettra de respecter un jour la parité”, estime Marielle de Sarnez, vice-présidente de l’UDF. Quant aux petits partis, notamment à gauche, ils respectent pour la plupart la parité sans que cela pèse sur l’équilibre de l’Hémicycle en raison de leur faible représentation.

Pour trouver des candidates, les partis ont pu puiser dans un vivier nouveau : depuis l’instauration de la parité, en 2000, les conseils régionaux et les conseils municipaux des villes de plus de 3 500 habitants, élus au scrutin de liste proportionnel, comptent plus de 45 % de femmes. Grâce à la parité, une génération nouvelle d’élues a donc pris des responsabilités politiques et acquis une expérience précieuse de la gestion locale.

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C
beaucoup de travail reste encore à faire en France, notamment dans les mentalités encore très machistes... Je trouve qu'en ce qui concerne le parlement, c'est tout bonnement une honte !
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