L’abaissement de la majorité pénale est “la pire des solutions”

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Ségolène Royal a estimé samedi que l’abaissement de la majorité pénale prévu dans le projet Dati serait “la pire des solutions”, proposant à la place un renforcement des moyens de la justice des mineurs et une “sanction au premier acte de délinquance”.

“Le projet de loi en préparation va remplir les prisons”, a-t-elle observé, en campagne en Ile-de-France pour soutenir des candidats aux législatives.

La finaliste malheureuse de la présidentielle a préconisé de “faire en sorte qu’il y ait une baisse de la délinquance des mineurs, sans leur offrir comme seule perspective la prison à 16 ans”.

“Non à la prison pour les mineurs, non à cette solution qui les fait sortir plus délinquants”, a lancé la responsable, en campagne dans la 21ème circonscription de Paris aux côtés de George Pau-Langevin et de Patrick Bloche, candidat dans la 7ème limitrophe.

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“Ils annoncent précipitamment des mesures sur les jeunes délinquants, mais ils ont eu cinq ans pour (les) mettre en place”, a relevé la présidente de Poitou-Charentes, faisant allusion au gouvernement mis en place par Nicolas Sarkozy, président et ex-ministre de l’Intérieur. “Pendant ce temps, la délinquance des mineurs a augmenté”, selon elle.

Jugeant nécessaires des “contre-propositions” au projet de réforme de la garde des Sceaux Rachida Dati, elle a suggéré de “mettre les parents devant leurs responsabilités, régler les problèmes de logement, gagner la bataille de l’emploi pour les jeunes”.

Les mineurs délinquants sont tous “en situation d’échec scolaire. La première obligation de la République, c’est de faire réussir les enfants à l’école”, a dit Mme Royal.

A ce propos, elle a demandé que “le soutien scolaire individualisé gratuit que Nicolas Sarkozy a repris dans (son) pacte présidentiel” à elle soit “mis en place dès la prochaine rentrée scolaire”.

“Si on abaisse la majorité pénale comme le propose Rachida Dati, la seule solution sera la prison pour les mineurs, c’est-à -dire la pire des solutions”, selon Mme Royal, qui demande “une réponse dès le premier acte de transgression”: “Réparation, travail d’intérêt général et aussi éventuellement encadrement militaire”.

Mme Royal a préconisé de “rendre leurs moyens à l’école et à la justice des mineurs, qui est dans une situation de misère incroyable”.


 

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