La rentrée politique de Ségolène Royal à Melle

Publié le par comités 11

Ségolène Royal a effectué sa rentrée politique samedi 25 aoüt à Melle. Elle en a profité pour amorçer un début d’autocritique aussi bien personnel que collectif à propos des dernières présidentielles et a largement critiqué l’action de la majorité au pouvoir.

Elle est d’abord revenue sur les tiraillements à l’intérieur du Parti socialiste. "Je ne suis en compétition avec personne, je n'ai aucun esprit de rancune, de revanche, aucune amertume, y compris envers ceux dont la chaude affection littéraire m'entourent dans cette rentrée. Ils sont tournés vers le passé nous allons les aider à se dépasser eux-mêmes, tout le monde est bienvenu, toutes les brebis égarées".


Elle a ensuite amorcé un diagnostic sur les difficultés idéologiques connues par son parti reconnaissant au passage la part d’improvisation qui a "parfois" animé sa campagne. "Nous n'avons pas actualisé complètement nos réponses et nos propositions pour qu'elles soient en prise directe sur les Français et les attentes d'aujourd'hui. Le temps nous a manqué, ce temps qui nous a manqué, nous allons le prendre. Forte de ce que j'ai compris durant cette campagne, je commence aujourd'hui à mettre ce que j'ai appris au service de tous les socialistes".

Sur le positionnement du PS, Ségolène Royal s'est étonnée que des socialistes se demandent encore si le PS doit être pour ou contre le marché. "Le marché nous est aussi naturel que l'air qu'on respire ou que l'eau qu'on boit. Il s'agit là d'un jeu d'enfoncement de portes ouvertes".


Une grande partie du discours de Ségolène Royal a été consacrée à un bilan critique des premières actions du gouvernement et du président de la République. Un président auquel elle a reconnu la volonté réformatrice et le mouvement "parfois frénétique" avant de dénoncer les "vieilles méthodes" de la droite qui conduisent le pays à "l'immobilisme".

Ségolène Royal a énoncé l’empilement des lois tant dans le domaine économique que judiciaire. "Les mêmes promesses ont été faites, la même commisération a été montrée mais aujourd'hui il faut de l'action. Faut-il attendre le prochain enfant violé, le prochain enfant assassiné pour promettre une nouvelle loi?" rappelant le manque de moyens de la justice. "La politique conduite donne beaucoup à ceux qui ont beaucoup, un peu à ceux qui ont un peu et rien à ceux qui n'ont rien, et surtout c'est une politique qui ne prépare pas la France et les Français à relever le défi de la mondialisation".

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