Ségolène Royal veut une sécurité logement tout au long de la vie
Application “radicale” de la loi sur le logement social avec possibilité pour l’Etat de se substituer aux “communes défaillantes”, “crédits bons marchés” pour acheter un logement, loyer plafonné pour les ménages les plus modestes: voici un point sur les premières propositions de la candidate socialiste Ségolène Royal pour aller vers une “sécurité logement tout au long de la vie”.

Parce que “plus de trois millions” de personnes sont “mal-logées” et “six millions” en “situation de précarité de logement”, la candidate de gauche s’est engagée à construire au moins 120.000 logements sociaux par an pour rendre effectif le droit opposable au logement.
Pour y parvenir, l’Etat pourrait se substituer aux maires qui ne respectent pas la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), qui impose aux communes de plus de 3.500 habitants de construire 20% de logements sociaux. L’Etat pourrait en effet réquisitionner et construire lui-même les logements sociaux. “Il faut aller au-delà des amendes” et “être beaucoup plus radical”, préconise Ségolène Royal.
De même, les terrains appartenant à l’Etat seraient vendus à moitié prix aux collectivités qui veulent faire du logement social. Tout programme de constructions neuves devrait comporter une part de logement social. Les communes pourraient procéder à des “acquisitions-réquisitions” de logements et ceux “vacants depuis plus de deux ans” seraient “surtaxés”. Enfin, les régions seraient chargées de piloter un “programme massif de logements” pour étudiants et jeunes travailleurs.
Concernant les sans-abri, elle prône une “obligation dans chaque ville de créer une place d’hébergement d’urgence pour 1.000 habitants”.
Pour limiter la flambée des loyers, elle a repris à son compte le “bouclier logement” prévu par le projet du PS pour que les ménages modestes ne dépensent pas plus de 25% de leur revenu pour se loger. Un “service public de la caution” serait créé, “en contrepartie de loyers encadrés”, et l’Etat pourrait prendre à sa charge les impayés de loyers s’ils sont dus “à un accident de l’emploi”. Elle espère aussi diviser “par deux, voire trois” les charges locatives en développant les système d’énergie renouvelable dans les nouvelles constructions.
