Hollande : le PS va déjouer les pronostics des sondages quils nont aucun fondement
Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a déclaré dimanche que le PS allait “déjouer les pronostics”, estimant qu’ils “n’ont aucun fondement”.”Les électeurs n’ont pas encore commencé à lire les projets et il y en aurait un qui par voie de sondages se serait déjà proclamé …
Nous allons déjouer ces pronostics qui n’ont aucun fondement”, a dit M. Hollande sur France Inter.

“Les Français disent eux-mêmes que tout est possible”, a-t-il ajouté en commentant un sondage Ifop/JDD (voir article plus bas sur cette page) selon lequel 79 % des Français pensent que la présidentielle n’est pas jouée“.
Appelant “ceux qui veulent le changement à aider Ségolène Royal”, M. Hollande a jugé qu’il n’y avait “pas de temps à perdre, il reste deux mois, nous avons à nous rassembler, à nous mobiliser et faire campagne”.
“Du niveau du premier tour dépendra beaucoup la dynamique pour le second”, a-t-il ajouté en précisant ne pas tenir “beaucoup compte des intentions de vote au second tour” car “on ne connaît pas le premier”.
“Je trouve que Ségolène Royal arrive à mobiliser au premier tour. Il faut faire encore mieux. J’appelle tous ceux qui veulent le changement à se mettre en mouvement derrière Ségolène Royal”, a-t-il dit car “c’est elle qui peut être le seul changement possible qu second tour”.
Interrogé sur la démission d’Eric Besson du poste de secrétaire national chargé de l’Economie, M. Hollande a admis qu’il en portait “une part de responsabilité” mais que “cet incident de campagne”, qui portait sur “la manière de présenter le chiffrage”, n’avait “pas de raison politique en tant que telle” et était “clos”.
Demandant de faire campagne “projet contre projet”, M. Hollande a critiqué le chiffrage du projet présidentiel de M. Sarkozy :
“Que penser de sa crédibilité quand en moins de trois semaines, il a changé trois fois de chiffres sur la baisse d’impôts?”, a-t-il demandé.
“On a divisé par quatre ce qu’étaient les promesses de Nicolas Sarkozy en termes de baisse d’impôts, d’ici la fin de la campagne, ce ne sera plus des baisses d’impôts ce sera une augmentation des prélèvements”, a-t-il dit.
Samedi près de Carcassonne, François Hollande a dénoncé la “méthode” du candidat de l’UMP à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, estimant qu’elle relevait de “l’intimidation et de la confusion”.
“Sa méthode, c’est celle de l’intimidation et de la confusion”, a-t-il dit lors d’un meeting à Capendu (Aude), après avoir participé à Carcassonne à un hommage au sénateur et ancien ministre PS Raymond Courrière, décédé en août dernier.
“L’intimidation, elle commence par la déconsidération, la décridibilisation de l’adversaire, c’est-à-dire de nous, de Ségolène (Royal).
Nous serions incapables, illégitimes, incompétents. C’était déjà le procès que faisait la droite à François Mitterrand avant 1981″, a déclaré M. Hollande devant l’assistance, forte de 1.500 personnes, selon les organisateurs.
“Quelques sondages opportunément réalisés et voilà Sarkozy qui fait le fanfaron. Il a déjà gagné, il s’y voit déjà. Il s’installe, il s’y croit, il a déjà sa cour, et il fait le Président.
Président du conseil général des Hauts de Seine, c’est possible, mais pas de la France encore, car les électeurs n’ont pas voté”, a-t-il ironisé.
“Ne vous laissez pas gagner par cette intimidation dans ce combat qui ne serait même pas engagé qu’il serait déjà joué”, a-t-il ajouté.
“Au-delà de l’intimidation, c’est la confusion. Il n’y aurait plus de droite, ni de gauche”, a poursuivi M. Hollande, dénonçant “l’hypocrisie” manifestée selon lui par le candidat UMP, “qui n’est plus de droite, mais de France”, pour s’attirer des voix.
“Il va falloir dans cette campagne faire la clarté“, a ajouté M. Hollande, affirmant que M. Sarkozy, représentant “la droite actuelle en pire”, “fait campagne avec l’appareil d’Etat”.
“Il voudrait nous faire croire qu’il n’est pas le candidat sortant ( …)
Pourquoi n’assume-t-il pas son bilan ? C’est qu’il n’est pas fameux”, a-t-il lancé. “La France a besoin de Ségolène Royal et de la gauche”, a encore dit François Hollande.
“C’est la seule candidate permettant le changement. Car si ce n’est pas Ségolène, c’est qui qui peut être au second tour pour représenter l’alternative et le changement?”, s’est-il interrogé.
Afp

Pour 79 % des Français, l’élection n’est pas jouée (Ifop)
Pour près de 80% des Français, l’élection présidentielle n’est pas jouée à neuf semaines du premier tour, selon un sondage Ifop du Journal du Dimanche.
Quelque 79% des 963 personnes interrogées les 15 et 16 février par l’Ifop estiment que beaucoup de choses peuvent se passer d’ici le 22 avril.

Les sondés sont 17% à juger que l’élection est déjà jouée en faveur de Nicolas Sarkozy. Ils sont 11% à le penser chez les sympathisants du Parti socialiste et 27% chez les sympathisants de l’UMP. 4% jugent que les jeux sont faits en faveur de Ségolène Royal. Ils sont 8% à afficher cette opinion chez les sympathisants du PS et 1% chez les sympathisants de l’UMP.
Reuters


