Ségolène Royal sur TF1 : remettre debout la maison France
Ségolène Royal a dit lundi soir sur TF1 qu’elle souhaitait “remettre debout la maison France“, et qu’elle serait “la présidente de la République qui se battra avec acharnement contre le chômage des jeunes.
Que la famille fonctionne bien, que l’école fonctionne bien, que quand un jeune a une qualification et une formation, il trouve un travail et qu’il soit correctement rémunéré, que les gens soient sécurisés dans leur emploi.

Certains se moquent de moi: ce n’est pas de la politique. Mais si, c’est de la politique ! Je suis une personne qui parle clair. Il y a un sentiment d’injustice, trop d’inégalités, de hauts revenus d’un côté, trop de bas revenus de l’autre.
Il faut que la santé revienne vers les gens“. Elle a souhaité la création de dispensaires et l’organisation d’ “Etats généraux sur la santé“.
Ségolène Royal a assuré que la question des aides en cas de handicap “sera réglée“.
“Il faut changer le regard de la société sur le handicap“. Ségolène Royal a insisté sur le fait qu’il fallait “revendiquer la visibilité des personnes qui ne sont pas debout. Je veux que l’on puisse voir les personnes en situation de handicap dans la société, en particulier à l’école“.
Sur la question du SMIC, Ségolène Royal a rappelé “qu’il y a aujourd’hui quatre millions de personnes au Smic et il y a un salarié sur deux qui gagne moins de 1.500 euros. Beaucoup de gens se sont dit, ’si le Smic passe à 1.500 euros, c’est tout de suite’. J’aimerais bien, mais c’est dans cinq ans. Il faut aussi être réaliste et promettre ce que je peux tenir Si nous pouvons aller plus vite, nous irons plus vite. 1.500 euros bruts en cinq ans, ça veut dire: 5% tout de suite, c’est 50 euros tout de suite. C’est un signal fort que je veux donner“. Le niveau actuel du Smic (984 euros net pour 35 heures) “est quand même très bas“,
Ségolène Royal a prévu d’organiser une “conférence salariale” dès son élection, qui servirait aussi à “discuter de la façon dont on maintient la hiérarchie des salaires. Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d’une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises“.
Ségolène Royal a souligné qu’il faudrait veiller à ne pas provoquer un “écrasement de la hiérarchie des salaires“.
Enfin, Ségolène Royal a précisé que la “hausse des bas salaires” serait indexée sur un nouveau calcul de la hausse des prix avec la création de nouveaux indices, afin que cette revalorisation ne soit pas “immédiatement mangée” par l’inflation.

Ségolène Royal “prête” à incarner” et “réaliser le profond changement dont la France a besoin
“Je pense être prête et (…) être la seule à incarner et à pouvoir réaliser le profond changement dont la France a besoin”, a affirmé lundi Ségolène Royal, revendiquant son expérience et sa connaissance des “arcanes de la présidence de la République”.

Interrogée sur sa légitimité et les attaques dont elle avait été victime depuis le début de sa campagne, la candidate socialiste a admis que prétendre à l’Elysée était “beaucoup plus dur pour une femme”. “Et en même temps je pense que le moment est venu pour la France d’avoir une femme présidente de la République”, a-t-elle assuré lors de l’émission “J’ai une question à vous poser” sur TF1.
“Elève boursière, issue d’un milieu moyen, je suis le produit de la réussite de l’école de la République”, a-t-elle affirmé. “N’importe quel homme qui aurait mon parcours professionnel ne verrait pas mises en cause en permanence sa compétence et sa légitimité”, a-t-elle reconnu.
“Je suis diplômée de l’Ecole nationale de l’administration, j’ai travaillé 7 ans auprès de François Mitterrand, (…) je connais toutes les arcanes et tout le fonctionnement de la présidence de la République et du gouvernement”, a-t-elle encore affirmé, avant de rappeler qu’elle avait été “trois fois ministre”, “quatre fois élue députée” et qu’elle était actuellement “présidente de région”, une position qui l’aidait à connaître les “rouages de l’Etat” et des régions, et à “voir les choses autrement”.
“J’assume mon identité de femme, (…) je fais de la politique autrement, et c’est ça qui déroute”, a-t-elle avancé.
Evoquant les “débats participatifs” durant lesquels elle avait “pris le temps d’écouter les Français”, elle a estimé : “on s’est moqué de moi, on a dit ‘elle n’a pas de projet’ (…) mais je revendique ce que je fais”, a-t-elle encore martelé.
AP
