Défense : La liberté a un coût

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Elle affirme que la dissuasion nucléaire doit être “maintenue à son seuil de crédibilité”. La dissuasion est “au coeur de notre dispositif de défense“.

Je n’ambitionne pas de rivaliser” avec les Etats-Unis ou la Russie dans le domaine nucléaire, ajoute-elle en indiquant qu’elle se limitera à la “stricte suffisance“.

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Elle précise aussi que les “programmes de simulation remplaçant les essais nucléaires seront poursuivis“, ainsi que le “renouvellement des vecteurs aériens et sous-marins, de même que la livraison du sous-marin lance engins de nouvelle génération“.

Je lancerai très vite un chantier de réflexion” pour “préparer les choix de la dissuasion de l’après-2015“.

La candidate socialiste souhaite que le Parlement soit associé au contrôle des opérations militaires extérieures :”Je n’engagerai qu’avec discernement nos armées dans des opérations extérieures. Certaines sont indispensables pour préserver la paix, empêcher les affrontements meurtriers ou contribuer à l’exécution des décisions des Nations unies, mais j’associerai le Parlement au contrôle des opérations extérieures. De même, en ce qui concerne les exportations d’armement, les parlementaires regroupés dans un cadre approprié recevront des informations complètes et actualisées sur ces ventes et se verront faciliter l’accès aux directives et décisions relatives au contrôle des exportations“.

Nos opérations extérieures doivent être acceptées à la fois par les populations concernées et par les Français. Elles ne sont acceptables que si elles sont au service d’une politique juste et ont pour objet le rétablissement de la stabilité et de la paix“.

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Ségolène Royal réaffirme qu’elle maintiendra l’effort budgétaire pour la défense au niveau actuel, soit 2% du produit intérieur brut (PIB).

Le budget actuel” s’élève à “2% du PIB” et “j’entends le maintenir car les menaces ont changé mais pas disparu. Nous ne pouvons nous en remettre à d’autres du soin de nous protéger, car je sais que la liberté a un coût“, mais “à l’intérieur de cet effort” des “redéploiements nécessaires” seront opérés.

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Ségolène Royal veut généraliser les élections dans les instances de concertation au sein des armées

Ségolène Royal a promis samedi d’établir si elle est élue un “plan d’ensemble de soutien de la condition sociale des militaires et de leur famille” et s’est engagée à généraliser les élections dans les instances de concertation au sein des armées.

“Les conditions de vie des personnels de la défense méritent d’être sérieusement améliorées”, a déclaré la candidate socialiste dans un discours-programme sur la défense.

Mme Royal s’est inquiétée du “décalage croissant” entre les conditions de vie des militaires et des civils, notamment en matière de logement et d’emploi. Ainsi, le “taux d’emploi des femmes de militaires est inférieur de 10 points à la moyenne nationale” et le “taux de chômage des conjoints de militaires deux fois plus élevé que la moyenne des Français”.

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La candidate socialiste a donc promis un “plan d’ensemble de soutien de la condition sociale des militaires et de leur famille” comportant des “volets formation, logement, famille et reconversion”.

Par ailleurs, “la représentation des militaires verra se généraliser les élections dans les instances de concertation”, a ajouté Mme Royal. Les membres des conseils de la fonction militaire, qui assurent la représentation des militaires, sont aujourd’hui tirés au sort. Ceux du conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) sont élus depuis 2005 parmi les membres des conseils de la fonction militaire.

La candidate socialiste a souhaité que les militaires “accèdent à la pleine citoyenneté”. “Les restrictions de tous ordres seront levées”, a-t-elle promis.

AP

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Ségolène Royal confirme vouloir maintenir l’effort de Défense

Ségolène Royal a présenté samedi ses orientations en matière de défense, en indiquant qu’elle souhaitait “maintenir et adapter” l’effort budgétaire actuel, “appuyé sur une confiance renouvelée entre les citoyens et la défense”.

Devant un parterre composé surtout de spécialistes, dont Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement ou Paul Quilès, réuni à Paris à la maison de la Chimie, la candidate socialiste à la présidentielle, jusqu’ici peu loquace sur la question, a développé son programme sur ce qu’elle considère “être l’affaire de tous”.

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Quelques jours avant son rival Nicolas Sarkozy, qui doit s’exprimer mercredi sur ce thème, la candidate a affirmé qu’elle “veillerait” à ce que la dissuasion nucléaire “indispensable à notre indépendance (…) garde en permanence sa crédibilité et dispose des moyens de sa modernisation”.

Mais “je n’ambitionne pas de rivaliser avec les 7.000 têtes américaines ou russes” a-t-elle affirmé en indiquant qu’elle se limiterait au “principe de la stricte suffisance”.

Elle a assuré qu’elle maintiendrait l’effort budgétaire pour la défense au niveau actuel, soit 2% du produit intérieur brut (PIB), tout en précisant “qu’à l’intérieur de cet effort” des “redéploiements nécessaires” seraient opérés.

Car, a-t-elle ajouté, “l’effort sera hiérarchisé” et “toutes les coopérations européennes seront recherchées”.

A ce sujet, elle a rappelé sa position sur la construction d’un 2e porte-avion, à savoir que ce projet “peut se réaliser en coopération avec les Britanniques”, mais que “les discussions engagées (…) ne permettent pas encore d’envisager aujourd’hui avec certitude” cette construction.

“Un gouvernement de fin de mandat ne saurait, en démocratie, vouloir rendre +irréversible+, comme je l’entends dire (…), un programme qui incombera entièrement à son successeur et dont la nécessité de surcroît n’apparaît pas clairement établie”, a-t-elle ajouté.

La candidate a soutenu une vision “globale” de la défense, où “tout se tient du renseignement à la protection de l’eau potable”, tournée vers l’Europe, car elle n’entend “pas mettre (ses) pas dans ceux de l’administration américaine”.

“Devant le désordre du monde, nous devons faire émerger en Europe un acteur stratégique” et “veiller à ce que l’OTAN ne dérive pas vers un rôle de gendarme du monde, se substituant à l’ONU”, a-t-elle estimé.

Sur le nucléaire iranien elle a réitéré ses appels à une “fermeté sans faille” pour que Téhéran “se soumette aux contrôles de l’AIEA”.

En fille et soeur de militaires, elle a particulièrement insisté sur la nécessité de “renouveler la confiance entre les citoyens et la défense” et d’améliorer la condition militaire.

Elle a renouvelé sa proposition d’un service civique qui “pourra avoir une dimension de formation de base aux missions de protection civile et de défense du territoire” et “déboucher sur des volontariats de services longs de 18 à 24 mois”.

Pour renforcer “l’attractivité de la condition militaire”, elle a souhaité que les “restrictions en tous genres” qui pèsent sur eux “soient levées” pour qu’ils accèdent “à la pleine citoyenneté” avec une généralisation de leur représentation “dans les instances de concertation”.

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Elle a aussi souhaité mettre les parlementaires au coeur du contrôle des opérations extérieures, qu’elle ne compte engager “qu’avec discernement”, et qui disposeront d’un contrôle sur le renseignement et “d’informations complètes et actualisées” sur les ventes d’armes.

Angelina BOULESTEIX / AFP

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Ségolène Royal s’engage à maintenir l’effort de défense à 2% du PIB

Ségolène Royal s’est engagée samedi à maintenir à son niveau actuel de 2% du PIB l’effort de défense, tout en l’adaptant aux nouvelles menaces.

“J’entends le maintenir, car les menaces ont changé mais pas disparu”, a déclaré la candidate socialiste à l’élection présidentielle lors d’un discours-programme sur la défense.
“Nous ne pouvons nous en remettre à d’autres du soin de nous défendre”, a ajouté Mme Royal. La candidate socialiste s’est cependant engagée à “procéder aux redéploiements nécessaires à l’intérieur de cet effort”. “Gouverner, c’est choisir”, a-t-elle lancé. Dans ce cadre, la candidate socialiste a estimé que “la présence en permanence en mer d’un porte-avions est un objectif qui peut se réaliser en coopération avec les Britanniques”.

AP



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