Elisabeth Guiguou a organisé la rencontre entre Ségolène Royal et Angela Merkel

Publié le par comités 11

Pour La conseillère chargée des questions européennes, cette rencontre était nécessaire pour « préparer le travail en commun, pour le lendemain de l’élection» si Ségolène Royale est élue.

«C’était très important que la chancelière et Ségolène Royal d’abord fassent connaissance, parce que les liens personnels comptent beaucoup à ce niveau là pour traiter des affaires des deux pays et de l’Europe et du monde en vérité. Et puis d’autre part, qu’elles commencent à échanger sur les grands sujets qu’elles auront à traiter ensemble. »

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« Leur parcours présentent pas mal de points communs. D’abord elles ont dû surmonter beaucoup de difficultés dans leur propre camp pour s’imposer. Ensuite ce sont des femmes qui ont une approche très pragmatique, très concrète des choses. Madame Merkel, elle a des préoccupations sociales qu’elle a montrées et qu’elle montre aujourd’hui. Quoi que, étant d’un autre bord politique. Donc, cela s’est très bien passé sur le plan personnel et elles ont commencé à parler bien entendu des sujets qui préoccupent la France et l’Allemagne. »

Elle revient sur le dossier Airbus : « l’aéronautique c’est une entreprise de souveraineté, veut-on que l’aéronautique européenne revienne au premier rang mondial, comme c’était le cas, il y a un an et demi, je vous signale pour Airbus. Parce que n’imaginez pas que le gouvernement américain se désintéresse de ce qui se passe pour Boeing. Si on regarde de très très près les mesures qui sont prises, et quand Boeing a eu des difficultés, le gouvernement américain est intervenu sur plusieurs plans. Donc ce qui est très important, c’est que les deux états qui sont à l’origine de la création d’Airbus, bien sûr, avec des actionnaires privés – que ces deux états montrent leur volonté et leur détermination. Alors évidemment il faut le faire dans le respect d’une bonne gouvernance de l’entreprise et il est vrai que depuis un an et demi, il y a eu des erreurs grossières de management, en même temps que les actionnaires principaux. Que ce soit l’Etat en France ou les actionnaires privés, l’Etat n’a pas joué son rôle en tant qu’actionnaire et les actionnaires privés se sont désengagés, donc on comprend les difficultés d’Airbus, cela fait beaucoup à la fois.»

« Je suis très étonnée que compte tenu des liens de proximité revendiqués, publics, entre Nicolas Sarkozy et le groupe Lagardère, il n’y ait pas eu une impulsion plus forte de l’Etat français. »

Elle aborde ensuite la question des parrainages : «C’est tellement racoleur de la part de Nicolas Sarkozy vis à vis de Monsieur Le Pen et de ses électeurs, dont manifestement il a besoin au deuxième tour – c’est-à-dire qu’on peut se demander quelle concession il sera amené à faire et d’ailleurs on le voit, en remettant systématiquement la question de l’immigration sur le devant de ses propos. Moi je trouve ça extrêmement inquiétant. »

Sur Ségolène Royale, elle affirme « elle a une très très grande détermination, beaucoup de sérénité, une grande force physique et mentale et c’est très important. Je crois que c’est celle des candidats qui s’intéresse le plus à la vie quotidienne des Français. Mais cela ne l’empêche pas de s’intéresser aussi aux grands problèmes du monde, car si elle est présidente de la République, elle aura ceux-là en charge. »

Enfin, à la veille de la journée de la femme, elle déplore que les journalistes posent toujours le même type de questions aux femmes qui on des responsabilités politiques : « par exemple, comment faites-vous pour concilier votre vie personnelle et votre vie familiale, on ne pose jamais cette question aux hommes, on me l’a posée beaucoup, il y a quelques années, notamment lorsque j’étais au gouvernement et que notre enfant était plus jeune. »


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