Ségolène Royal rencontre les étudiants de lUnef
Ségolène Royal a privilégié dimanche devant le congrès de l’Unef à Lille l’insertion professionnelle, dans une adresse à “une génération inquiète” et “cernée de discours de terreur et culpabilisants”, celle qui a terrassé le CPE.
“Je n’accepte pas qu’on continue à dire que les jeunes sont moins bien formés. Non seulement ils sont bien mieux formés que ma génération, mais ils sont bien moins rémunérés et mal accueillis dans le système économique”, a-t-elle déclaré.

Elle a répété plusieurs fois que les jeunes formés et diplômés devaient avoir “un droit au premier emploi” dans les six mois suivant leur sortie d’études.
“J’appelerai les entreprises à faire confiance aux jeunes, et je suis convaincue qu’elles le feront parce qu’elles ne pourront plus s’en passer”, a précisé Mme Royal devant les journalistes après son discours.
Ponctuant régulièrement son discours de quelques applaudissements, les délégués Unef lui ont réservé une longue ovation à l’issue de sa prestation.
La candidate leur a rappelé leur rôle crucial dans la mobilisation contre le CPE. “J’ai besoin que vous gardiez intacts votre goût du combat, votre colère, vos refus: la France a besoin de vos capacités d’indignation, de mobilisation, d’imagination”, a-t-elle assuré.
Mme Royal a aussi repris la revendication phare de l’Unef, comme elle l’avait déjà annoncé à Grenoble fin janvier, d’une “allocation autonomie jeunesse sous condition de ressources”.
Pour elle, contrairement à “ce que (lui) dit la droite”, une allocation jeunesse “rapporte à l’intérêt général”. “Ce qui coûte effroyablement cher, c’est l’échec, c’est le désespoir”, a-t-elle lancé, provoquant un tonnerre d’applaudissements.

“Il fallait un certain courage pour venir affronter une salle qui ne lui était pas acquise”, a commenté devant la presse Bruno Julliard, président de l’Unef. Il a estimé que Mme Royal avait “pris de la hauteur sur les questions de jeunesse et d’insertion professionnelle, qui est aujourd’hui le souci majeur de toute une génération”. “Sur un certain nombre de points, évidemment, si elle gagne, on devra négocier”, a-t-il néanmoins précisé.
“Elle est restée beaucoup sur des sujets généraux, elle n’a pas repris tous les points sur lesquels on avait interpellé les candidats, mais je suis contente qu’elle ait fait l’effort de venir”, a commenté Lauriane Veran, 21 ans, déléguée Unef de Paris II, satisfaite aussi pour l’allocation jeunesse. “J’espère qu’elle va se prononcer plus tard sur l’autonomie des universités ou les frais d’inscription”, a-t-elle ajouté.
Source : AFP

Ségolène Royal au 80 ème congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”
Longuement applaudie par les délégués du 80e congrès de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), Ségolène Royal a prononcé un discours à la jeunesse de France et du Monde.
Extraits du discours de Ségolène Royal :

Ségolène Royal devant le congrès des étudiants de l’Unef à Lille :
Ségolène Royal s’engage à créer un “droit à un premier emploi” pour “les jeunes diplômés et qualifiés” dans les six mois suivant la fin de leurs études.

“Aucun jeune diplômé et qualifié ne doit rester au chômage plus de six mois“, estime la candidate socialiste.
“Je veux une société qui vous fait confiance, pour cela j’attends beaucoup de vous“, déclare-t-elle, ajoutant vouloir une France qui “ouvre toutes ses portes pour lutter contre le chômage des jeunes“, qui offre “un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés et diplômés“.
“J’appellerai les entreprises à faire confiance aux jeunes, et je suis convaincue qu’elles le feront parce qu’elles ne pourront plus s’en passer“.
Elle rappelle que la France a “besoin” que la jeunesse “garde intact son goût du combat, sa colère, ses refus“.

“Je ne veux pas m’adresser à vous comme à une corporation mais, à travers vous, c’est à la jeunesse de France que je voudrais parler“.
Ségolène Royal répète qu’elle mettra en place l’allocation autonomie, revendication phare de l’Unef, estimant que, contrairement à “ce que me dit la droite“, celle-ci “rapporte à l’intérêt général“. “Ce qui coûte effroyablement cher, c’est l’échec, c’est le désespoir“.
Promettant “une loi d’orientation et de programmation” sur l’Enseignement supérieur, elle a notamment cité l’augmentation de “10% par an pendant cinq ans des dépenses” pour la Recherche et l’Enseignement supérieur, elle insiste sur son hostilité à toute sélection à l’entrée des universités.
Elle revient sur ses principales propositions pour la jeunesse: “prêt gratuit de 10.000 euros pour chaque jeune à sa majorité“, garantie du logement à tous les étudiants, augmentation des montants des allocations logement ou encore médecine préventive gratuite et obligatoire.

Bruno Julliard réagit aux propositions de Ségolène Royal au congrès de l’UNEF
À l’occasion du 80e congrès de l’UNEF, le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, nous a livré son sentiment quant aux propositions de Ségolène Royal prononcées le jour même devant les délégués du syndicat.
Il a souligné « l’analyse juste » de la candidate socialiste à propos de la jeunesse ainsi que sa proposition d’une allocation d’autonomie, une « revendication phare » de l’UNEF.

Réactions suite au discours de Ségolène Royal au congrès de l’UNEF
Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal, David Assouline, sénateur de Paris et ancien leader des évènements étudiants et lycéens de 1986 et Christophe Borgel, ancien président de l’Unef-id étaient tous trois présents au 80ème congrès du syndicat étudiant à Lille.
Ils livrent leurs réactions suite au discours de Ségolène Royal.




