Les débats participatifs sont un formidable laboratoire dingénierie politique
Arnaud Montebourg sur I-télé

Invité du franc parler sur Itélé, Arnaud Montebourg revient sur le rassemblement de la famille socialiste “Lionel Jospin s’est exprimé très clairement sur RTL, il a donné son sentiment, il a même dit qu’il interviendrait politiquement sur le fond dans la campagne ; Laurent Fabius également ; Dominique Strauss Kahn a fait des propositions sur la fiscalité au côté de deux autres parlementaires. Il y a donc aujourd’hui rassemblement de toutes les forces et même au-delà puisque le Parti radical de gauche, Christiane Taubira, les Citoyens républicains de Jean-Pierre Chevènement, sont rassemblés sur cette candidature qui démarre la campagne, nous commençons la campagne“.
Il revient sur les débats participatifs à l’origine du pacte présidentiel “il fallait aller dans les débats participatifs, dans ma circonscription j’en ai organisé avec mes amis, camarades, huit, sur tous les sujets, avec une affluence considérable, 150-200 personnes à chaque fois, dans mon département il y en a eu 27. Je suis élu depuis dix ans, il y avait un quart des participants que je ne connaissais pas, et des gens qui prenaient la parole, qui à l’évidence ne partageaient pas certaines de nos opinions, mais qui dans la liberté de la prise parole s’appropriaient la candidature de Ségolène Royal pour dire, “ Ecoutez, vous n’avez même pas vu ce problème”.
Ce fut un formidable laboratoire, j’allais dire d’ingénierie politique à partir de certaines, j’allais dire d’un ressenti de la vie quotidienne de nos concitoyens.
Je crois que c’est le minimum pour reconstruire la confiance perdue dans un pays comme le nôtre où le système politique est verrouillé et enfermé sur lui-même, totalement monarchique, que de temps en temps quand on a un peu d’humilité on aille entendre ce qui se passe dans la vie quotidienne de nos concitoyens.
Ce que nous avons vu sur le terrain était saisissant, les Français ne sont pas libéraux, ils n’acceptent pas la potion du libéralisme, ils ne sont pas d’accord avec ça. Fondamentalement, ils sont pour construire un vivre ensemble qui marche. Donc, ils sont sur l’efficacité des choix politiques communs, ils sont sur l’efficacité de la finance publique, des finances sociales ; ils veulent bien payer, mais ils veulent avoir le retour en conséquence.
Et c’est ce que Ségolène Royal a proposé à Villepinte, la question du contrat, ce qu’on donne, ce qu’on reçoit, et on met tout sur la table.
Lorsqu’elle a dit, “ Je fais la révolution démocratique ”, il faut oser le dire il faut avoir de l’audace politique de dire, maintenant on va changer de fond en comble le système politique, le système de dialogue social dans les entreprises pour produire d’autres effets sur, j’allais dire le vivre ensemble dans les entreprises et au travail ou dans la vie publique avec la citoyenneté“.
