Bianco : Nous n’augmenterons pas les prélèvements obligatoires, fiscalité plus charges sociales

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Jean louis Bianco sur Canal+

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Jean-louis Bianco revient sur le meeting de Villepinte “je crois qu’il y a à peu près tout eu. Il y a d’abord eu un très grand et beau discours, et long discours. Un discours très fort, très émouvant par moment. On a vu quelque chose qui est sorti d’elle-même quand elle a évoqué son rôle de mère, ce qu’étaient ses enfants pour elle, pour parler des enfants des banlieues. Et puis une salle enthousiaste, c’était possible. Quand on connaît un peu les foules et les meetings, il y a des moments où l’enthousiasme est un peu convenu, des moments où il monte vraiment et une presse que je trouve étonnement bonne.

Ce n’est pas une oratrice traditionnelle. Alors il y en a qui n’aime pas ça ; il y en a d’autres qui disent aussi que c’est ce qui fait son charme. Mais en même temps, quand elle se sort les tripes, quand elle sort des choses qui ne sont pas des gestes d’orateur comme font des très grands orateurs, je crois que ça aussi ça a plus de force.

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Il explique que la question du chiffrage du projet sera abordée “Dans les prochaines semaines. Pour l’instant on veut dérouler ces propositions, on veut continuer les débats participatifs, on veut que les gens en discutent. Mais l’ordre de grandeur du coût, on le connaît, c’est à peu près celui du projet socialiste, c’est-à-dire 35 milliards d’euros net, ce qui est certainement beaucoup moins que d’autres programmes“.

Sur la fiscalité, il rassure “Le système général que nous adopterons, c’est celui du projet socialiste. Ca consiste à dire que nous n’augmenterons pas les prélèvements obligatoires, fiscalité plus charges sociales. Si nous pouvons nous les baisserons, mais nous ne promettons pas de le faire, parce que ça dépendra de la situation française et internationale. Ne faisons pas de promesse qu’on ne puisse pas tenir ! Comment ferons-nous dans la fiscalité ? Nous essaierons de rééquilibrer vers plus d’efficacité, c’est-à-dire taxer moins le travail et plus la rente et le capital ; vers plus de justice, c’est avoir des impôts qui soient plus progressifs, et non pas qui parfois favorisent les plus favorisés.”

La dette, il faut la réduire comment ? En ayant une croissance la plus forte possible, et en étant raisonnable dans la dépense publique. Mais ça aussi, ce sera précisé.

 

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Sur Ségolène Royal, son codirecteur de campagne confie “j’avais déjà remarqué, ce qui est plus important, c’est que le président Mitterrand avait remarqué que c’était quelqu’un d’hors nomes, d’hors du commun avec une curiosité, une détermination, une personnalité différente des autres. Il a toujours suivi avec énormément d’attention ce qu’elle faisait, y compris quand elle s’est jetée dans le bain électoral, dans les pires conditions, qu’elle a gagné une circonscription qui n’était pas gagnable au départ, et qu’elle a été constamment réélue.


Je l’ai rejointe parce qu’il m’est apparu à peu près évident que c’était la seule qui avait le charisme, qui avait ce contact avec les gens, qui faisaient ce qui moi me touche beaucoup aussi, cette révolution démocratique, les trois millions de personnes qui ont participé au débat. Je crois qu’elle est capable, et seule capable de redonner un peu confiance dans la politique, de redonner un peu d’espoir aux gens, et je trouve que c’est formidable de partager cette aventure avec elle”.


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