Ségolène : LEducation retrouvera la première place
Propositions de Ségolène Royal lors de son meeting sur l’éducation à Dunkerque.

Lors d’un meeting devant 10.000 personnes, Ségolène Royal a dressé un bilan accablant de l’action des gouvernements Raffarin et Villepin depuis 2002, : “démantèlement des moyens” et “125.000 emplois détruits“. “L’école de la république est démoralisée”
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“Je m’engage à édicter un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d’emplois. Nous ferons voter au Parlement une loi de programmation et nous stabiliserons sur les cinq années de la législature les moyens pour sécuriser, apaiser, harmoniser les relations entre l’école et la Nation. Les moyens, nous les trouverons, car quand j’entends le candidat de l’UMP demander la construction d’un deuxième porte-avions, je n’y suis pas favorable. Si la Nation est capable de dégager le coût d’un deuxième porte-avions, j’en fais ici le serment, cette marge de manoeuvre supplémentaire n’ira pas à la Défense nationale mais ira à l’Education nationale“.
Ségolène Royal s’est engagée à organiser les Etats généraux de la réussite scolaire “prévus dans le pacte présidentiel” dès “le mois de mai 2007“.

“Je ne veux plus entendre ces discours qui contestent l’engagement et la valeur des enseignants. Je veux que la reconnaissance de la nation aux enseignants se traduise dans leur pouvoir d’achat, leur carrière, leur formation. Vous serez épaulés chaque fois que vous en aurez besoin“.
Ségolène Royal a plaidé pour “une société qui reconnaisse l’expérimentation et laisse les enseignants plus libres de leurs initiatives pédagogiques, sans inspections tatillonnes“.
Ségolène Royal s’est prononcée pour la création d’un “soutien scolaire individualisé gratuit“, avec “une rémunération supplémentaire” pour ceux qui accompliront cette tâche “et des locaux pour accomplir leur mission“.
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Ségolène Royal, a promis jeudi à Fressenville (Somme) que les moyens de l’Education nationale “seront rétablis dans leur totalité” si elle est élue le 6 mai.
“Il est insupportable qu’alors qu’il y a encore tant d’échec scolaire, tant de jeunes mal formés, tant de jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification (plus de 150.000), le gouvernement actuel réduise les moyens donnés à l’Education nationale”, a déclaré Mme Royal lors d’une réunion publique devant 6 à 700 personnes, dont le député européen Vincent Peillon, implanté dans ce département.

La candidate a affirmé que “ces moyens seront rétablis dans leur totalité, car ils sont nécessaires”. “La mission des enseignants sera pleinement reconnue, nous préparerons un plan pluri-annuel de recrutement, de formation et de réduction de l’emploi précaire”, a-t-elle ajouté.
“Un service public de la petite enfance sera créé, un soutien scolaire aux enfants qui décrochent sera mis en place, le nombre d’élèves ne pourra pas dépasser 17 par classe dans les classes de CP et de CE1, là où on apprend la lecture et l’écriture”, a poursuivi Mme Royal.
Elle a aussi affirmé que “sera mise en place une lutte sans merci contre la violence scolaire, par le sport, la culture, les écoles de parents, par l’apprentissage des règles et l’encadrement des élèves”.
Des milliers de postes –27.000 selon les syndicats, 20.000 selon un comptage effectué par l’AFP– ont été supprimés depuis 2003 par les gouvernements de droite. Le rétablissement de ces postes est une revendication centrale de la FSU, fédération majoritaire dans le monde éducatif.

A Dunkerque, Ségolène Royal promet des moyens pour l’école de la République
Ségolène Royal a prononcé jeudi à Dunkerque (Nord) un éloge de “l’école de la République”, promettant qu’avec son élection, l’Education “retrouvera la première place”, notamment par le vote d’une “loi de programmation” sur le recrutement des enseignants.

“La France, son dynamisme et son rayonnement, c’est à l’école qu’elle le doit. La culpabilisation, ça suffit! Nous devons être fiers de notre école et de tous ceux qui s’y dévouent sans relâche”, a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle pour son premier discours “thématique” depuis la présentation de son “pacte présidentiel” dimanche dernier à Villepinte (Seine-Saint-Denis).
Lors d’un meeting devant 10.000 personnes (selon les organisateurs), dont la moitié cantonnées dans une salle annexe équipée d’écrans géants, Mme Royal a dressé un bilan accablant de l’action des gouvernements Raffarin et Villepin depuis 2002, marquée selon elle par le “démantèlement des moyens” et “125.000 emplois détruits”.
“L’école de la république est démoralisée”, a-t-elle soutenu, dénonçant, en cette période électorale, “la foire aux promesses, le tourbillon de la démagogie” à droite.
Ségolène Royal a annoncé qu’elle ferait “voter au parlement une loi de programmation” comportant “un plan pluri-annuel de recrutement et de créations d’emploi” des personnels de l’Education. “Nous stabiliserons sur les cinq années de la législature les moyens, pour sécuriser, apaiser, harmoniser les relations entre l’école et la nation”, a ajouté la candidate.
Auparavant, les crédits de l’Education supprimés pour la prochaine rentrée scolaire auront été “rétablis”, a-t-elle précisé. Les sommes nécessaires seront en partie dégagées par l’abandon du projet de construction d’un 2e porte-avions, que “contrairement au candidat de la droite”, la gauche “n’engagera pas”, a affirmé Mme Royal.

Elle a déclaré que “l’école de la république sera partout totalement gratuite” et a fait son éloge. “C’est l’âme du pays, ce qui a donné à la nation le sentiment de son unité (…), ce qui a montré que le travail et le mérite pouvaient peser plus lourd que le privilège de la naissance”, a-t-elle dit. “Peu d’institutions ont été aussi fidèles à leur mission, se sont autant transformées, adaptées”, a-t-elle ajouté.
Mme Royal a rendu un hommage particulier aux professeurs. “Je ne veux plus entendre ces discours qui contestent l’engagement et la valeur des enseignants”, a-t-elle lancé.
Elle a dit vouloir “que la reconnaissance de la nation aux enseignants se traduise dans leur pouvoir d’achat, leur carrière, leur formation”. “Vous serez épaulés chaque fois que vous en aurez besoin”, a-t-elle dit, défendant une “école du respect et d’abord du respect qui (leur) est dû”.
Mme Royal a aussi plaidé pour “une société qui reconnaisse l’expérimentation et laisse les enseignants plus libres de leurs initiatives pédagogiques, sans inspections tatillonnes”.
Selon elle, l’école doit être celle de “l’excellence pour le plus grand nombre” et reconnaître “la même noblesse aux filières techniques et professionnelles qu’aux filières classiques”.
Ségolène Royal s’est prononcée enfin pour la création d’un “soutien scolaire individualisé gratuit”, avec “une rémunération supplémentaire” pour ceux qui accompliront cette tâche “et des locaux pour accomplir leur mission”.
Par Thierry MASURE - afp

Le point presse du 16 février 2007 était animé par Vincent Peillon, député européen.
Il revient sur la visite de Ségolène Royal dans une usine de sa circonscrition,le meeting sur l’éducation à Dunkerque et la polémique du second porte-avion.

