Il ny a pas de fatalité à la désindustrialisation de la France
Ségolène Royal a visité un chantier de dépollution d’une entreprise de peinture à Airaines (Somme), accompagnée notamment de son codirecteur de campagne François Rebsamen, du député socialiste de la Somme Vincent Peillon et du président PS de Picardie Claude Gewerc.
“Je refuse cette France qui décline, cette France du déclin, et je viens voir cette France qui se bat, qui réussit et qui ne baisse pas les bras.

Il n’y a pas de fatalité à la désindustrialisation de la France. On peut maintenir des entreprises qui ont une capacité à travailler, à produire, à être efficaces.
Il y a une autre façon de développer l’économie, de faire une politique industrielle en étant au plus près des entreprises et en donnant aux régions la capacité à aider les entreprises qui en ont vraiment besoin. De cette façon, il y aura moins de gaspillage, moins d’effets d’aubaine“.
Ce chantier de dépollution est “vraiment le symbole de ce qu’il faut faire“.
Cette entreprise de peinture d’une cinquantaine de salariés, qui avait déposé le bilan en 2004, reçoit de la région une aide pour le redémarrage de son activité, le conseil régional finançant 75% du coût total de la dépollution, d’un montant de 680.000 euros.


A Fressenville (Somme), Ségolène Royal s’est exprimée sur les profits du pétrolier français Total.
Total a annoncé “insolemment des profits incroyables” alors qu’il “diminue le nombre” de ses salariés.
“Je voudrais dire un mot de l’entreprise Total qui m’a traitée de populiste“, a-t-elle dit devant 6 à 700 personnes.
“Qu’est-ce que ça veut dire” si ce n’est “revendiquer un peu de justice dans la répartition des profits ?
Cette entreprise qui, après le drame de l’Erika, attend toujours d’indemniser les communes qui ont été souillées.
Et cette entreprise vient insolemment de publier des profits incroyables alors que parallèlement elle diminue le nombre d’emplois.
Eh bien, dans la France de demain, cela ne doit plus être possible“.
