Promesses de l’UMP : Tel est pris qui croyait prendre

Publié le par comités 11

Promesses de l’UMP, “Tel est pris qui croyait prendre”, juge Julien Dray, estimant dans un communiqué qu’aujourd’hui la vérité éclate au grand jour.

“Alors que l’équipe Sarkozy au pouvoir depuis cinq ans nous laisse 300 milliards d’euros de dette, les chiffreurs de l’UMP viennent de mettre sous perfusion et sous contrôle le candidat Sarkozy et son programme délirant”, a déclaré Arnaud Montebourg dans un second communiqué.

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Selon Le Monde, une cellule d’”ajustement” de l’UMP aurait suggéré jeudi que plusieurs propositions de Nicolas Sarkozy soient différées ou étalées dans le temps comme le “bouclier fiscal” ou l’allocation dès le premier enfant, ce qu’a démenti l’UMP.

“La crédibilité n’est pas du côté qu’on croit : elle est du côté du projet de Ségolène Royal, alors que du point de vue de Nicolas Sarkozy on est dans l’improvisation la plus totale”, a déclaré à Reuters Gaëtan Gorce, secrétaire national à la Riposte du PS.

“Même ses propres amis n’arrivent pas à croire aux promesses de Sarkozy et sont obligés de le démentir au bout de 15 jours de campagne”, a dit Vincent Peillon, membre du bureau national du PS, à Reuters.

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“C’est de la politique de gribouille. Le programme de Sarkozy était en fait une bourde, une blague”, a-t-il ajouté.

GERARD MAJAX

Démentant les informations publiées par Le Monde, quatre experts de l’UMP ayant participé à la réunion de jeudi ont affirmé dans un communiqué que le programme de leur candidat “a bien un coût d’une trentaine de milliards d’euros, dont la moitié représente des allègements fiscaux et sociaux” et qu’il est “parfaitement finançable en cinq ans”.

Le PS conteste le chiffrage et estime à environ 50 milliards d’euros les propositions du candidat de l’UMP, auxquels il faut ajouter le manque à gagner liée à la baisse de quatre points des prélèvements obligatoires promise par Nicolas Sarkozy.

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Au total, “il est face à une facture de 120 ou 122 milliards d’euros, qu’il est incapable aujourd’hui d’assumer, on peut comprendre qu’il y ait un peu d’affolement dans la stratégie du candidat”, a estimé Gaëtan Gorce.

“Je me demande si Monsieur Sarkozy est candidat à la présidence de la République ou au remplacement du magicien Gérard Majax”, a dit à Reuters Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes.

“Notre meilleur tract dorénavant, lorsque Monsieur Sarkozy parle, c’est une calculatrice”, a-t-il ajouté.

Selon Gaëtan Gorce, “les petits problèmes de ces derniers jours sont les derniers effets de problèmes antérieurs, maintenant il faut regarder de l’avant”.

Le député de la Nièvre a assuré que le chiffrage du programme de Ségolène Royal a été fait et qu’”il sera confirmé dans les prochains jours”.

Pour Vincent Peillon, “le vrai chiffrage de Sarkozy c’est son bilan depuis cinq ans qui est catastrophique, dans la sécurité comme dans l’économie”.

Le député européen en veut pour preuve la révision à la baisse de l’estimation de croissance pour 2007 de la France publiée vendredi par la Commission européenne.

“C’est le cancre Sarkozy qui fait la leçon”, a-t-il jugé.

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Le propre état-major de N. Sarkozy s’aperçoit que ses propositions sont inapplicables car beaucoup trop coûteuses

Communiqué de Julien DRAY, Porte Parole :

Tel est pris qui croyait prendre

Nous apprenons aujourd’hui que le propre état-major de Nicolas Sarkozy s’aperçoit que les propositions formulées par leur candidat sont inapplicables car beaucoup trop coûteuses. Depuis des semaines, Nicolas Sarkozy promet tout et son contraire et se livre à une véritable fuite en avant budgétaire. Aujourd’hui la vérité éclate au grand jour.

Cela éclaire d’un jour nouveau le procès en financement que Monsieur Sarkozy et ses proches intentent à Madame Royal depuis le discours de Villepinte, alors même que le pacte présidentiel proposé par les socialistes est précis, responsable et chiffré. Tous les spécialistes s’accordent à le dire.

Nous comprenons aujourd’hui que la manœuvre de l’UMP visait à détourner l’attention de leur propre irresponsabilité budgétaire.

La question est aujourd’hui posée. Qui dit la vérité ? Nicolas Sarkozy, ou ceux qui, autour de lui, réévaluent à la baisse ses promesses trop hâtivement formulées ?

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Communiqué de Julien DRAY, Porte Parole

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M. Sarkozy n’a ni programme, ni ligne directrice

Communiqué de Jean-Marc Ayrault :

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée, estime “M. Sarkozy, la mystification est terminée. M. Sarkozy n’a ni programme, ni ligne directrice. Sa campagne est un empilement de promesses mirobolantes et contradictoires pour chaque catégorie de Français. Ses appels à l’ouverture et au rassemblement ne sont qu’un paravent pour esquiver le débat contradictoire des bilans et des projets avec Ségolène Royal“.

Aujourd’hui le rideau se déchire. Ce que nous n’avons cessé de dire est confirmé par les propres amis du candidat de l’UMP. Ses promesses sont jugées par eux contradictoires, intenables et non finançables. Les mots se fracassent sur le réel. Le roi est nu. Les leçons de compétence sont terminées“.

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Communiqué de Jean-Marc Ayrault


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