Ségolène Royal passe à la contre-offensive

Publié le par comités 11

Ségolène Royal, requinquée par sa prestation sur TF1 la veille, est passée à la contre-offensive mardi soir à Rennes en multipliant les attaques contre Nicolas Sarkozy et François Bayrou et en défendant avec ardeur son “pacte présidentiel”.

La candidate a une nouvelle fois fait le plein, draînant une assistance record en province depuis le début de la campagne, avec plus de 10.000 personnes, sans compter quarante cars n’ayant pu accéder au site, selon les organisateurs qui ont évalué la participation à 18.000 personnes.

sego-rennes1.jpg

Au moment où un sondage du CSA fait apparaître une remontée de la candidate, 49% au second tour (+4) contre 51% au candidat de l’UMP (-4), Ségolène Royal a d’emblée souligné l’importance de l’enjeu de ce premier grand meeting régional, “presque jour pour jour à deux mois du premier tour” du scrutin présidentiel.

“Nous commençons ici la marche de la victoire”, a-t-elle lancé.

“Ce premier tour décidera grandement de l’issue du scrutin. Je n’oublie pas le 21 avril 2002. Si on veut faire gagner la gauche, il faut être au rendez-vous dès le 22 avril prochain”, a-t-elle dit, devant un parterre de personnalités PS de la région quasiment au grand complet.

Le décorum était similaire à celui de Villepinte, avec un immense écran en fond de scène et une mosaïque de photos d’anonymes. Dans la salle, des Jeunes socialistes et des militants de la “Ségosphère” (les jeunes de Désirs d’avenir), agitaient des drapeaux de toutes les couleurs.

Ségolène Royal a critiqué “l’arrogance” de Nicolas Sarkozy, jamais nommé. “Certains s’autotcélèbrent, se désignent avant l’heure, comme si les Français s’étaient déjà prononcés. Laissons-les croire, laissons-les à leur arrogance”, s’est-elle exclamé.

La candidate du PS a dit sa “confiance dans la lucidité des Français”, car “ceux qui sont responsables de l’échec aujourd’hui ne peuvent être les mieux placés pour gouverner la France de demain”. “Nul candidat sortant ne peut être élu sur un tel bilan”, a-t-elle lancé.

Ségolène Royal s’est placée résolument dans le camp de la gauche, en soulignant qu’elle est une “élue socialiste depuis quatre mandats” et en défendant la stratégie de “l’union des forces de progrès”.

segodunkerque14.jpg

La candidate du PS a assuré que “ceux qui se disent ni de droite ni de gauche” ont “toujours fini par tomber du même côté”, à droite. Sans nommer François Bayrou ni Nicolas Sarkozy, elle s’en est prise à ceux qui “cherchent à brouiller les cartes” alors qu’ils sont “comptables du bilan”.

Elle a attaqué son rival de l’UMP “qui a un très gros problème de chiffrage”. “Il a pris tellement d’engagements contradictoires” que “ses plus chauds partisans” ont dit “halte au n’importe quoi”. Quant à M. Bayrou, “on ne connaît pas son projet”.

La candidate socialiste a revendiqué “la rigueur”, se référant à Jacques Delors et Pierre Mendès-France. “Ce qu’ils mont inculqué l’un comme l’autre, c’est que la rigueur n’est pas le contraire du socialisme, mais sa prémisse”.

Elle a défendu son “pacte présidentiel”, “chiffré”, établi par “une équipe soudée, mobilisée, issue de toutes les sensibilités”.

“Ce pacte est solide, ce sont les fondations de la maison France. Je me sens solide et sereine”, a assuré Ségolène Royal.

Selon elle, ce projet, “ce n’est pas un catalogue, c’est une vision de la France (…) c’est un plan d’urgence, de salut public”.

Alors qu’elle doit annoncer jeudi la composition de sa nouvelle équipe de campagne, Mme Royal a conclu son discours en lançant, sous des vivats enthousiastes: “Mon équipe de campagne, c’est vous!”.

“On va gagner, on va gagner!”, criaient ses supporteurs.

Thierry MASURE et Christine COURCOL

astreep.jpg

Ségolène remonte, Sarkozy chute …

Au lendemain de sa prestation sur TF1, la candidate socialiste enregistre une hausse de 2 points des intentions de vote, à 29 %, tandis que le candidat de la droite perd 5 points à 28 %.

Ségolène Royal, dont la cote s’effritait depuis la mi-janvier dans les sondages, repasse devant Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle selon un sondage CSA pour Le Parisien/i-TELE à paraître mercredi.

sondage.jpg

Au lendemain de sa prestation sur TF1, suivie par une audience record de 8,91 millions de téléspectateurs, la candidate socialiste enregistre une hausse de deux points, avec 29 % d’intentions de vote.

Son adversaire de l’UMP, Nicolas Sarkozy, accuse quant à lui une baisse de cinq points par rapport au précédent sondage CSA des 14-15 février. Il est crédité aujourd’hui de 28%.

statsbaisse.gif

Au deuxième tour, le ministre de l’Intérieur l’emporterait par 51 % (-4), contre 49 % (+4) pour la présidente de Poitou-Charentes.

François Bayrou voit sa cote de popularité confortée. Le candidat de l’UDF gagne quatre points au premier tour et recueille 17 % des intentions de vote, devant Jean-Marie Le Pen (Front National), crédité de 14 % comme lors du précédent sondage CSA.

Cette étude a été réalisée mardi, au lendemain de l’émission de TF1, par téléphone auprès de 900 personnes.

astreep.jpg

Gagner dans la clarté commence par la reconnaissance des identités politiques

Ségolène Royal demande à François Bayrou de clarifier ses positions.

François Bayrou dit qu’il n’est ni de droite, ni de gauche, je respecte cette position.

Mais je regarde ce qui se passe dans les collectivités territoriales, la réalité des choses, dans les communes, les départements, les régions, jamais les élus de l’UDF ne viennent conforter des majorités de gauche, même lorsque les décisions prises sont bonnes pour l’avenir des territoires, sont intelligentes.

J’aimerais bien que les élus de l’UDF viennent m’aider pour servir l’intérêt général de la région“.

Ségolène Royal estime que “seule l’union des forces de progrès peut permettre de battre la droite” et qu’il ne faut pas “brouiller les cartes” de l’élection présidentielle.

tf1-royal3.jpg

Il faut gagner, et gagner dans la clarté commence par la reconnaissance des identités politiques. Il ne faut pas dissimuler d’où l’on vient“.

Elle souligne qu’il n’y a de son côté “aucune ambiguïté” car elle est une “élue socialiste depuis quatre mandats” et à la tête d’une région “au nom d’une majorité réunissant toute la gauche“.

La candidate socialiste a assure que “ceux qui se disent ni de droite ni de gauche” ont “toujours fini par tomber du même côté.

Il est temps de faire cesser cette confusion molle et de mettre la vérité devant. La vérité, c’est d’abord la politique par la preuve“.

Signature

astreep.jpg

Ségolène Royal convainc les Européens …

Selon un sondage, les Européens et Américains considèrent la socialiste comme “la mieux à même de représenter la France” face à Nicolas Sarkozy.

Selon une enquête d’opinion Novatris-Harris réalisée pour France 24 et l’International Herald Tribune, et reprise mercredi 21 février par Le Canard Enchaîné, Ségolène Royal convainc les Européens.

segolettre.jpg

A la question “Parmi les candidats à l’élection présidentielle, lequel serait le plus à même de représenter la France dans le monde ?”, la candidate socialiste l’emporte dans la totalité des pays devant le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy.

Les Allemands interrogés sont 16% à la préférer à Nicolas Sarkozy, choisi par 4% des sondés ; 6% des Anglais préfèrent la socialiste, contre 5% favorables au ministre de l’Intérieur.

Ségolène Royal convainc également 3% des Américains, contre 1% pour Nicolas Sarkozy.

Du côté des pays méditerranéens, 30% des Italiens et 25% des Espagnols la plébiscitent (contre 7% et 11% pour Nicolas Sarkozy).

Il n’y a qu’en France que Nicolas Sarkozy séduit sur sa capacité à représenter la France. Ils sont 36% à préférer le président de l’UMP, 21% Ségolène Royal et 16% François Bayrou.

sondage2.jpg

A noter : 77% des Anglais et 88% des Américains ne connaissent “aucun des candidats”.



Publicité

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article