Airbus : Le gouvernement ne peut pas rester spectateur

Publié le par comités 11

Ségolène Royal invitée de I-télé :

Ségolène Royal évoque d’abord le dossier Airbus : “Il était possible de faire autrement d’abord en nommant des dirigeants responsables et sérieux.

Je crois que l’Etat actionnaire doit remplir ses responsabilités d’actionnaire et ne pas instrumentaliser les entreprises pour y nommer un certain nombre d’amis politiques qui ne sont pas forcément compétents.

Il y a deux patrons, un patron français et un patron allemand, donc il y a une crise aussi du commandement à Airbus.

Voir la vidéo … i-tele-sego.jpg

Il faut s’entendre avec les Allemands et ne pas se tirailler et chercher à s’arracher les entreprises d’un pays à l’autre. Si l’Europe veut être forte sur le plan industriel, elle doit faire converger ses efforts.

Je suis favorable à l’émergence de politiques industrielles au niveau de l’Europe. Donc, ce que je veux dire aux Français qui doutent sur la capacité des politiques à intervenir, c’est possible de faire les choses autrement avec une vigueur et une rigueur politique beaucoup plus efficaces“.

A propos des chiffres du chômage, la candidate socialiste pense “que ça va très mal, sur tous les territoires où je vais, et je me déplace beaucoup en France aujourd’hui, partout il y a des entreprises qui ferment et qui délocalisent.

On n’a pas parlé d’Alcatel, eh bien Alacatel qui est au cœur des pôles de compétitivité, c’est-à-dire des industries du futur sur les télécommunications, délocalise aussi. C’est insupportable, c’est intolérable.

Parce que le libéralisme actuellement est au pouvoir. Regardez les déclarations ministérielles qui consistent à dire, “ Ben, c’est la logique du marché, c’est la logique des entreprises, on ne peut rien faire ”.

airbus1.jpg

 

Si, on peut faire quelque chose.. Les pouvoirs publics peuvent beaucoup, en aidant par l’anticipation, en réindustrialisant par une agence nationale de réindustrialisation, en investissant dans l’innovation et dans la recherche ; vous savez qu’aujourd’hui les budgets publics dans la recherche sont tombés extrêmement bas, et moi je veux remettre à niveau la recherche et l’innovation“.

Ségolène Royal revient enfin sur sa visite à Clichy sous bois : “je voudrais dire que rien n’a été réglé dans les banlieues, que la tension est extrêmement vive, qu’une étincelle peut à nouveau tout refaire basculer.”

“J’ai été accueillie dans un climat extrêmement serein parce que je pense pouvoir apporter la paix dans les banlieues et être la seule à pouvoir faire cela.

Pourquoi ? Parce que je considère que les jeunes de ces quartiers ne sont pas un problème mais qu’ils sont une partie de la solution aux problèmes de la France au sens où si on arrive à faire bénéficier le pays tout entier du potentiel de ces générations qui ne demandent qu’à réussir à l’école, qu’à créer et là aussi qu’à innover, qu’à prendre des initiatives, qu’à faire leurs preuves.”

astreep.jpg

Le gouvernement ne peut pas rester spectateur

Jean-Marc Ayrault sur RFI s’exprime sur le dossier Airbus :

«Le gouvernement ne peut pas rester spectateur par rapport à une situation très grave, il s’agit de l’avenir de l’emploi industriel en France et en Europe, là on est vraiment au cœur des grandes questions de l’avenir de nos pays dans la compétition mondiale, Donc en ce qui concerne Airbus, l’Etat français étant actionnaire à 15%, et par ailleurs l’actionnaire Arnaud Lagardère va vendre la moitié de ses actions, qui va le remplacer ? »

« Je pense qu’il faut qu’il se mobilise, qu’il s’investisse, qu’il s’engage, en tout cas nous avons besoin d’informations, nous avons besoin de la clarté sur ce dossier qui est vraiment d’intérêt majeur. »

ayraultj-m.jpg

« En France on attend, on dit rien, j’ai même vu que Nicolas Sarkozy disait que ce n’était pas l’affaire des politiques de se mêler d’industrie, s’il s’agit de gérer les entreprises, là je suis d’accord avec lui, il ne s’agit pas de gérer l’entreprise à la place de, on ne va pas revenir au système étatique, mais en même temps de se désintéresser de l’avenir de l’industrie en Europe, je pense que c’est une vraie faute, parce qu’à ce moment là c’est la délocalisation, c’est la désespérance qui s’installe, nous ne l’acceptons pas. »

Le président du groupe PS à l’assemblée évoque ensuite la rencontre prochaine de Ségolène Royal et Angela Merkel : «elle parlera de la nécessité de relancer le couple franco-allemand qui est en panne.

L’Europe est en panne de projets politiques, depuis le “ non ” au référendum français et hollandais, et il faut donc des institutions qui fonctionnent à 27, mais il faut aussi des projets, et la France et l’Allemagne ne sont pas seules, mais elles ont un rôle moteur et il faut que ce moteur se remette en marche. Par exemple faire une Europe de l’énergie, faire une Europe de la recherche et de l’enseignement supérieur, c’est-à-dire des choix concrets, et puis aussi une Europe qui s’engage dans tout ce qui relève des politiques environnementales, et puis la question migratoire. »

Jean-Marc Ayrault revient enfin sur l’absence de Nicolas Sarkozy en banlieue : « Il a joué la provocation, le Karcher, les racailles, ça a laissé des traces. Moi je suis maire de Nantes et je peux vous dire que dans les quartiers populaires, les grands quartiers, l’habitat social, Nicolas Sarkozy n’a pas une grande popularité, il fait même peur à beaucoup de gens, il inquiète en tout cas.

On ne peut pas traiter le problème de la crise des banlieues, qui est vraiment un problème grave de la société française, uniquement par le conflit, par la logique du coup de poing ou du poing sur la table, il faut donner de l’espoir aux gens, les responsabiliser aussi, parce que, c’est ce qu’a dit hier Ségolène Royal. »




Publicité

Publié dans Actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article