Lordre juste, cest de donner à lécole les moyens de fonctionner
Dans un entretien accordé au Monde de l’éducation, Ségolène Royal rappelle ses mesures pour l’école :
Dans un entretien au Monde de l’éducation, Ségolène Royal souhaite que le “soutien individualisé” qu’elle propose pour les élèves soit “effectué prioritairement par des enseignants rémunérés“.
“S’il n’y a pas assez de volontaires, les répétiteurs pourront être aussi des étudiants dotés d’une formation“.
Elle préconise dans son “pacte” d’”organiser le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs“.

Le deuxième adulte qu’elle suggère dans les classes où c’est “nécessaire” est “bien sûr” un professeur, précise-t-elle.
“Cela commence d’ailleurs à se faire, à travers la co-intervention dans les classes: deux professeurs de la même discipline interviennent ensemble“.
“L’ordre juste, c’est de donner à l’école les moyens de fonctionner, d’évaluer ses pratiques en contrepartie de nouvelles libertés pédagogiques“, “il faut aller très loin dans l’expérimentation“.
Concernant la carte scolaire élargie aux établissements privés, elle juge qu’”il va falloir trouver une solution pour intégrer le privé à la réflexion sur la lutte contre l’échec scolaire.
Ce sont des établissements sous contrat, donc cela me paraît tout à fait normal“.
La candidate, juge “intéressante” l’idée que “les enseignants qui enseignent dans les quartiers difficiles disposent s’ils le souhaitent d’un logement gratuit qui leur permette d’habiter le quartier“, mais s’oppose à la “bivalence” (enseignement de deux matières par un même professeur) et à un renforcement de la décentralisation dans l’éducation.

Ségolène Royal veut donner aux enseignants “les moyens de faire leur métier”
Ségolène Royal propose aux enseignants de leur donner “les moyens de faire leur métier” en améliorant “leurs conditions de travail”.
“Le monde enseignant a soif de reconnaissance”, estime la candidate socialiste dans le mensuel “Le Monde de l’éducation”, à paraître mercredi.
“Il faut absolument les conforter, les réinstaller au coeur de la société. Beaucoup dépend de leur action et d’une meilleure éducation”.
Elle juge que son rôle, si elle est élue, “sera de conforter” les enseignants, “de mettre fin à la spirale dépressive”.

Pour se faire, “on doit regarder les choses en face et leur donner les moyens de faire leur métier”.
Aujourd’hui, ils “ont exprimé, à juste titre, des revendications matérielles, car il y a un fort sentiment de baisse de leur pouvoir d’achat”, a poursuivi Ségolène Royal.
“C’est d’abord la volonté politique qui compte, et la mienne est claire et forte. Je réaffirme la priorité pour l’éducation: ce n’est pas là qu’on fera des économies.
Je refuse le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite que propose la droite”, ajoute-t-elle.
Elle explique avoir “un profond respect pour leur mission. Les enseignants savent que je vais rétablir les moyens”.
Ainsi, elle émet l’”idée intéressante que les enseignants qui enseignent dans les quartiers difficiles disposent s’ils le souhaitent d’un logement gratuit qui leur permette d’habiter le quartier”.

Ségolène Royal estime que “l’ordre juste, c’est de donner à l’école les moyens de fonctionner, d’évaluer ses pratiques en contrepartie de nouvelles libertés pédagogiques.
Je pense que le système est beaucoup trop rigide. Je pense qu’il faut aller très loin dans l’expérimentation”.
“Il faut avoir le courage de réformer” la carte scolaire, précise la députée des Deux-Sèvres, qui précise avoir “évoqué l’idée d’un choix entre deux établissements et certainement pas la fin de la carte scolaire”.
Elle veut notamment “trouver une solution pour intégrer le privé à la réflexion sur la lutte contre l’échec scolaire”.
“Quand on est confronté à un problème comme celui de la sortie de 150.000 élèves du système scolaire sans qualification, je crois que tout le monde est prêt à se mobiliser”, conclut Ségolène Royal.
AP
