Ségolène Royal exprime sa solidarité avec les salariés dAirbus
Communication de Ségolène Royal sur Airbus Industrie :
Ségolène Royal exprime sa solidarité avec les salariés d’Airbus durement frappés par les 10 000 suppressions d’emplois annoncées aujourd’hui, dont 4 300 en France.
Ce plan de restructuration n’était pas une fatalité. Il aurait été possible de faire autrement.
Il est de la responsabilité de l’Etat Français d’avoir une vision stratégique de long terme en participant avec nos partenaires allemands et espagnols à l’indispensable recapitalisation d’Airbus .

L’Etat français n’a pas joué son rôle d’actionnaire responsable ces dernières années et les gouvernements successifs depuis 5 ans ont même aggravé par leur action, les problèmes de direction et d’organisation interne de l’entreprise, dégradant en conséquence les relations avec notre partenaire allemand.
La logique financière mise en œuvre a contribué à fragiliser l’entreprise et il faut lui substituer une véritable stratégie industrielle. L’industrie aéronautique est un enjeu majeur pour l’avenir de notre pays et pour l’Europe. Les savoir-faire et les emplois de ceux qui ont contribué à l’essor d’Airbus doivent être préservés.
Pour développer une politique d’investissement vitale face à son concurrent américain Boeing, il est nécessaire de trouver un juste équilibre entre un actionnariat public et un actionnariat privé fiable, tout en sécurisant le partenariat avec les entreprises sous-traitantes.
Par ailleurs, la parité euro-dollar est très défavorable à Airbus, ce qui pose une fois de plus la question de la politique de change européenne.
Ségolène Royal rappelle qu’elle propose le renforcement du droit de veille et d’alerte des représentants des salariés et la présence systématique de salariés dans les conseils d’administration des entreprises.
Ségolène Royal a déjà eu l’occasion de rencontrer des salariés d’Airbus Industrie Meaulte le 15 février dernier à Airaines dans la Somme.
La France a besoin d’une Europe technologique et industrielle forte pour faire face à la mondialisation.

Airbus : moratoire et capital public pour un nouvel élan
Le groupe Airbus vient de confirmer l’annonce d’une suppression de 10.000 emplois, dont 4.300 en France, dans le cadre du plan Power 8.
Le Parti socialiste juge inacceptables les conséquences de cette véritable purge pour les salariés, comme pour l’avenir de l’entreprise, qui y perdra une partie de ses savoir-faire.
Il est urgent de revenir à un projet industriel pour Airbus. Le Parti socialiste demande donc un moratoire sur les suppressions de poste et les cessions de sites, préalable indispensable à une remise à plat de la gestion de l’entreprise.
Il souhaite le renforcement du rôle et de la place des États actionnaires pour suppléer aux actionnaires privés défaillants par des apports de capitaux publics sur la base d’un projet industriel européen cohérent et ambitieux.
Il rappelle son inquiétude sur la politique monétaire poursuivie par la BCE conduisant à une parité euro-dollar fortement défavorable à Airbus, qui supporte ainsi des coûts 30% plus élevés que ses concurrents situés en zone dollar.
D’autre part, il ne peut être question d’exonérer la droite de ses responsabilités dans les difficultés rencontrées aujourd’hui par EADS et Airbus. Qu’il s’agisse du dossier de la SOGERMA, de l’affaire Clearstream ou de la bataille sans merci pour faire nommer Noël FORGEARD à la direction du groupe, avec le succès que l’on sait, la droite n’a rien fait pour soutenir le groupe quand elle n’a pas tout fait pour compliquer sa tâche.
Enfin le Parti socialiste souligne le rôle essentiel joué par les organisations représentatives du personnel dans la procédure de veille et d’alerte indispensable à la prévention de ces drames industriels et sociaux.
Il renouvelle sa proposition de voir les salariés représentés en tant que tels dans les conseils d’administration des entreprises, pour y prendre la juste place qui correspond à leur contribution à la création de valeur.

Alain VIDALIES
Secrétaire national aux entreprises

