Petites phrases de campagne
Nous sommes en week-end, un peu de détente. Voici, jour après jour, les petites phrases des hommes et des femmes politiques dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2007.

VENDREDI 2 MARS
Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national : “Dans le Marais de Paris, on peut chasser le chapon sans date d’ouverture ou de fermeture, mais dans le marais de Picardie, on ne peut chasser le canard en février” (”grand oral” devant la Fédération nationale des chasseurs, le 20 février)
Dominique Bussereau, ministre UMP de l’Agriculture : “François Bayrou fanfaronne un peu, il doit faire attention à l’effet Malabar en politique”. (LCI)
Laurent Fabius, ancien Premier ministre PS : “Dans cette campagne il y a deux modalités de droite: la modalité sarkozyenne - M. Sarkozy dit ‘avec moi tout est possible’ - et M. Bayrou qui dit ‘avec moi tout est impossible, puisqu’il n’y a pas d’argent, il n’y a rien, etc.’ - et les gens s’exclament en disant ‘quel courage!’”. (France Inter)
Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA : “Aucun des candidats n’a la fibre agricole qu’a le président Chirac”. (RTL)
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, à propos du programme de Nicolas Sarkozy : “Notre responsabilité, c’est aussi de dire lorsque nous sommes en total désaccord avec les intentions d’un certain nombre de candidats”. (France-2)
Marie-George Buffet, candidate PCF à la présidentielle : “Je veux réveiller la gauche, lui dire qu’il faut se rassembler (…) et affirmer clairement nos valeurs et nos objectifs de gauche, sinon il ne faut pas s’étonner qu’un homme comme François Bayrou, avec ses balivernes de ni droite-ni gauche, marche”. (La Croix)
JEUDI 1ER MARS
Ségolène Royal, candidate PS à la présidentielle, sur François Bayrou : “Le juste milieu conduit à l’inaction et à l’impossibilité de choisir et de trancher”. (Meeting à Mont-de-Marsan)
François Hollande, premier secrétaire du PS, sur François Bayrou : “Le gouvernement des ‘meilleurs”, ça prépare la politique du pire. (…) Aux Français de choisir ce qu’ils veulent. J’espère qu’ils choisiront la gauche. Mais entre la gauche et la droite, il n’y a rien”. (Meeting à Saint-Etienne)
Sur les parrainages : “Je suis pour (…) qu’il y ait une possibilité pour des citoyens de faire acte de parrainage pour un candidat ou une candidate à l’élection présidentielle”. (Déclaration)
Sur Airbus : “Je mets en accusation les gouvernements depuis 2002 pour ne pas avoir joué tout leur rôle, de vigilance, de contrôle et même de nomination.” (Déclaration)
François Bayrou, candidat UDF à la présidentielle, en réaction aux attaques du PS et de l’UMP: “Ils font flèche de tout bois, ils tremblent, ils multiplient les accusations, ils mettent des comités en place chargés de me surveiller, de me cibler, de me pister et vont dire n’importe quoi sur mon compte”. (Déclaration à Caen)
Dominique Voynets, candidate des Verts à la présidentielle : “Le 22 avril, ne votez pas inutile, votez pour vivre mieux ! ” (Meeting à Montpellier)
Jean-Marie Le Pen, candidat FN, à propos de Philippe de Villiers, candidat du Mouvement pour la France: “Ses déclarations peuvent s’assimiler à de la propagation de fausse nouvelle, et à des pressions sur la volonté des maires (…) Je laisse ce candidat à ses procédés de petite frappe”. (Déclaration)
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, à propos de plusieurs incidents autour de l’équipe de campagne:”S’agit-il de faits isolés sans lien les uns avec les autres - ne dramatisons pas- ou s’agit-il au contraire de manoeuvres imaginées par telle ou telle officine et lesquelles?” “Trop c’est trop. Mais peut-être s’agit-il d’une simple coïncidence?”.
Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidentielle : “Ce que propose François Bayrou, on l’a déjà connu, c’est la IVe République. Ce sont les majorités d’idées. On prend la gauche, on prend la droite, on fait un melting-pot, on met tout ensemble. C’a été quoi? L’impuissance”. (Sud-Ouest)
Sur l’écologie : “Je veux être le candidat qui prépare la France aux changements inéluctables qui lui permettront d’épouser le monde de demain.” (Meeting à Bordeaux)
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal: le candidat UDF “François Bayrou ne représente pas un danger” pour le PS, la campagne présidentielle est encore dans “une période de transition”. (France 2)
Marie-George Buffet, candidate du PCF : “Je pense qu’en huit semaines, on peut faire en sorte que ça bouge à gauche, que la gauche gagne (…) Je ne veux pas laisser les clés de la République à Sarkozy”. (RTL)
Gérard Pelletier, président des Maires ruraux de France : “Les grands partis sont assis sur leur pile de signatures et mieux vaut pour les autres candidats ne pas s’en approcher. Le premier élu encarté qui qui ne respecterait pas la consigne de sa formation serait mort”. (Le Parisien)
MERCREDI 28 FEVRIER
Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, sur un possible déplacement du candidat UMP en banlieue: Nicolas Sarkozy “n’a pas vocation non plus à foncer tête baissée dans tous les pièges qui lui sont tendus”. “Il n’a pas vocation à faire du désordre et donc il y retournera dès que les conditions seront remplies”. (Déclaration)
Nicolas Sarkozy : “Je veux une France libre, je veux une Europe libre, je demande donc à nos amis Américains de nous laisser libres, libres d’être leurs amis.” (Conférence de presse sur la politique étrangère)
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal (PS): “Bayrou-Sarko, Sarko-Bayrou, même combat, même ligne politique et idéologique de droite, même vision ultra-libérale, même stratégie électorale de camouflage d’identité. (…) Leur tenue de camouflage arborant les noms de Jaurès, Mendes-France ou d’autres ne saurait tromper personne.” (Point de presse)
Marie-George Buffet, candidate PCF: “En appelant à voter ‘utile’ au premier tour, en concentrant tous les votes de gauche sur Ségolène Royal, François Hollande joue contre son camp” et “s’imaginer qu’il suffirait de concentrer tous les votes sur une seule candidature nous mène droit dans le mur”. (Communiqué)
Nicolas Sarkozy, sur les informations du Canard enchaîné, selon lesquelles il aurait bénéficié d’un important rabais lors de l’achat d’un appartement à Neuilly de la part d’un promoteur en contrat avec la ville : “J’ai été blessé par ces attaques qui sont malhonnêtes. J’ai produit tous les éléments qui sont nécessaires, mais vraiment, ramener une campagne électorale à çà, c’est triste pour ceux qui le font.” (Sortie du Conseil des ministres)
MARDI 27 FEVRIER
François Bayrou, candidat de l’UDF : “Entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen, il y a un point commun, c’est la volonté de nous abattre. Les injures pleuvent, mais ces attaques sont normales, elles sont une reconnaissance”. (Meeting à Metz)
Olivier Besancenot, candidat de la LCR : “Je ne suis pas ici pour faire la voiture-balai derrière les partis de la gauche plurielle”. (Meeting à Calais)
Marie-Georges Buffet, candidate communiste, à propos de François Bayrou: “Il est pour la privatisation d’EDF ou il est pour EDF 100% public ? Il a une position de droite - c’est ce que j’ai cru entendre à l’Assemblée nationale - ou il a une position de gauche ?”. “Il est pour ou contre la retraite à 60 ans et à 55 ans pour les travaux pénibles ou il est pour prolonger le temps de travail pour avoir une retraite permettant de vivre ?” “J’aimerais qu’il réponde à ces questions précisément et on verra s’il est de gauche ou de droite” (déclaration à la presse)
Luc Chatel, porte-parole de l’UMP : “Le pacte présidentiel de Ségolène Royal ressemble de plus en plus à jurassic pacte.” (Point presse hebdomadaire de l’UMP)
Brice Hortefeux, proche de Nicolas Sarkozy : “Les enquêtes d’opinion, nous les enregistrons avec beaucoup d’humilité, et la leçon de cette humilité, c’est un encouragement à redoubler d’effort”. (Point presse de l’UMP)
Claude Guéant, directeur de campagne du candidat UMP Nicolas Sarkozy: “François Bayrou a fait la démonstration que son autre chemin était une illusion complète”. “C’est illusoire son projet”. (Europe 1)
François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste: “Des vrais choix, je pense que c’est ça l’élection, c’est un choix de clarté”, a-t-il déclaré. Il a dénoncé la “mystification” du scrutin de 1995, quand Jacques Chirac avait fait campagne sur le thème de la “fracture sociale”, et l’élection de 2002 “insupportable, où un seul thème s’est imposé, la sécurité”. “Quand la naïveté s’ajoute au cynisme, on a Le Pen au second tour”, a-t-il affirmé. (i-Télé)
Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, à propos de François Bayrou : “Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut baisser le chômage, il faut réduire les déficits, il faut augmenter le pouvoir d’achat. Je n’ai toujours pas compris comment il fait pour faire ça”. (LCI)
Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement, sur François Bayrou : “Je l’ai trouvé terriblement ambigu. (…) On voit bien que cette espèce de discours ni gauche ni droite mène complètement à l’impasse.” (RTL)
Jean-Marie Le Pen, candidat FN, sur François Bayrou : “Le faux rebelle est ainsi plus encore que les autres l’homme du système.” (Communiqué)
LUNDI 26 FEVRIER
François Bayrou, candidat UDF : La discrimination positive, “je trouve que ce n’est pas une idée très inspirée et ça ne marchera pas en France.”
“Il aurait été extrêmement confortable pour moi d’accepter les postes ministériels, très valorisants qu’on m’a proposé, d’accepter de revenir dans cette vieille alliance” avec l’UMP, “de me retrouver dans la situation habituelle de strapontin”. “Il y a des vocations pour les strapontins. Moi je ne l’ai pas”. (TF1)
José Bové, candidat : “Quand on a été condamnés pour ses idées, on ne regrette pas ce que l’on a fait”. (TF1)
Arlette Laguiller, candidate LO : “En 2012, il y aura une jeune camarade à ma place”. (TF1)
Patrick Devedjian, conseiller politique de Nicolas Sarkozy (UMP), sur Jean-Marie Le Pen: “Ce serait un dysfonctionnement de notre démocratie que quelqu’un qui représente plusieurs millions d’électeurs n’ait pas le droit de se présenter alors que des candidats, qui représentent pour certains peu de choses, puissent le faire.” (Déclaration)
Ségolène Royal, candidate socialiste, sur François Bayrou et Nicolas Sarkozy : “On n’avancera pas avec la France en mettant une pincée de social dans un océan de libéralisme, ce que proposent les deux candidats de droite.” (France Inter)
Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, président de l’UMP, candidat à la présidentielle, répondant à Jean-Jacques Bourdin, qui lui demandait si les combattants d’Al-Qaïda sont sunnites ou chiites: “Il est impossible d’y répondre (…) parce qu’Al-Qaïda, c’est une nébuleuse.” (NDLR: ce sont des sunnites) (RMC)
Nicolas Sarkozy, candidat UMP : “Ce que propose François Bayrou, on l’a parfaitement connu, c’était la IVème République, des majorités d’idées, Edgar Faure, on met un peu de gauche, un peu de droite. Ca a conduit à quoi ? A l’impuissance.” (RMC)
DIMANCHE 25 FEVRIER
Dominique Voynet, candidate des Verts : “Je n’accuse pas, je constate. (…) Je suis pour un partenariat équitable avec le Parti socialiste, je ne suis pas pour qu’on brade l’autonomie des Verts sur le thème des signatures”. (Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI)
François Hollande, premier secrétaire du PS : Je demande que l’on vote dès le premier tour pour Ségolène Royal. La dynamique de victoire, elle se crée dès le premier tour (Grand Rendez-vous Europe 1/TV5 Monde/Le Parisien-Aujourd’hui en France)
Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP : “Aujourd’hui, j’ai 52 ans, alors c’est normal que l’on change. J’ai compris qu’avec le temps, il fallait mettre de l’humanité et laisser exprimer cette humanité. Je laisse plus percer mes sentiments”. (M6)
Ségolène Royal : candidate du PS :”Maintenant, j’ai avec moi la meilleure équipe qui soit.”
“Un nouveau 21 avril n’est pas à écarter, s’il y a dispersion des voix ou brouillages des enjeux.”
“Qui est le troisième homme, honnêtement ? Allons, on sait très bien que c’est Le Pen.” (Le Parisien/Aujourd’hui en France)
Brice Hortefeux, ministre délégué aux Collectivités locales, proche de Nicolas Sarkozy : “Nous avons assisté depuis le début de cette campagne, de la part de Ségolène Royal, à une accumulation de gaffes, de bourdes et d’imprécisions et, je vous le dis, je trouve que Ségolène Royal (…) devient angoissante” (Forum de Radio J)
Jean-Marie Le Pen, candidat FN : Il dénonce “une manœuvre particulièrement crapuleuse qui tend à intimider les maires par des coups de téléphone et à les insulter”. “Il est probable que cette manoeuvre vient d’un candidat qui se trouve jusqu’à présent dans les sous-sols des sondages, et qui espère grâce à cette manoeuvre pouvoir prendre ma place”. (Discours final de la convention de Lille)
Marine Le Pen, directrice de la campagne de Jean-Marie Le Pen : “Le programme économique du Front national s’est adapté à la situation, et notamment à la mondialisation.” (En marge de la convention FN de Lille)
Gilles de Robien, ministre UDF de l’Education nationale, sur François Bayrou : “Plus on fait du populisme, plus on critique -et il vient de passer cinq ans à critiquer- plus on fait le jeu de ceux dont c’est le métier de démoraliser les gens excédés. Il risque donc de faire le jeu de Le Pen.” (Le Parisien)
SAMEDI 24 FEVRIER
Laurent Fabius, député PS: “Désormais, chère Ségolène, c’est une pour tous et tous pour une” (meeting au Grand-Quevilly, près de Rouen)
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) : Les maires ne peuvent pas “dire aux Français d’aller voter s’ils ne leur offrent pas, par leurs parrainages, un minimum de choix”.
Jean-Marie Le Pen, candidat FN: “Ce que je sais, c’est qu’un certain nombre de maires qui ont signé” des promesses de parrainages “reçoivent des coups de téléphone de gens qui essaient de les dissuader de signer” (Déclaration à Lille)
Daniel Vaillant, député PS proche de Lionel Jospin : “Je crois qu’il a réfléchi peu de temps avant de dire oui” à la proposition de rejoindre l’équipe de Ségolène Royal. “Pour Lionel Jospin, il ne s’agit pas d’un retour. Il ne demande rien. Il n’est candidat à rien. Il a simplement répondu positivement à une sollicitation.” (Le Parisien/Aujourd’hui en France)
VENDREDI 23 FEVRIER
Jamel Debbouze, comédien, s’adressant sur scène à Ségolène Royal qui assistait à la dernière représentation du Jamel Comedy Show : “J’ai commencé à vous aimer bien quand vous avez fait la couverture de Voici”. Il faudrait que la photo volée où elle apparait en maillot de bain, à la plage serve de portrait officiel “affiché dans tous les commissariats de France”. La présidentielle est un duel entre “Marie Poppins” et “Joe Dalton”.
Yann Arthus-Bertrand, photographe : “Les troupeaux d’éléphants sont toujours dirigés par une femelle”. (Présent aux côtés de Ségolène Royal à Poitiers)
Ségolène Royal, candidate PS à la présidentielle : “Je suis très heureuse d’avoir réussi à rassembler cette famille compte tenu des enjeux très importants qui sont devant nous”. (France-Inter)
Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, sur François Bayrou : “Ceux qui imaginent que Bayrou pourrait franchir le premier tour se mettent les doigts dans le nez, c’est une histoire à dormir debout” (Point presse du PS)
José Bové, candidat : “Je suis venu pour montrer la réalité de ce qui se passe au niveau de l’immigration et défendre encore une fois la cause de mes frères paysans africains”. (Déclaration tenue au Mali)
Benoît Hamon, député européen PS : “Toute voix de gauche qui se portera sur le candidat Bayrou sera immédiatement comptabilisée comme un soutien à une politique de droite”. (Libération)
Laurent Wauquiez, secrétaire général adjoint de l’UMP :” Ce remaniement (ndlr : de l’équipe de Ségolène Royal) ressemble fort au retour de la grande parade des éléphants du PS”. (Déclaration)
Marine Le Pen, vice-présidente du Front national: “La campagne de Ségolène Royal va devenir beaucoup moins sexy après l’arrivée de Lionel Jospin dans l’équipe de campagne”. (LCI)
JEUDI 22 FEVRIER
François Hollande, premier secrétaire du PS : “La campagne va être rude, âpre, nous avons besoin de la mobilisation de toutes les forces, de toutes les générations, de tous les talents autour de Ségolène”. (Déclaration)
Bernard Kouchner, ancien ministre PS : “Je ne sais pas si j’ai choisi, mais elle (ndlr : Ségolène Royal), en tout cas, m’a choisi”. (Déclaration)
Claude Bartolone, député PS, bras droit de Laurent Fabius : “Nous sommes dans un troisième temps de la campagne. Il y a eu le temps de la démocratie participative, il y a eu le temps de l’annonce du pacte présidentiel, nous sommes dans la période où les Français vont devoir juger, soupeser les propositions”. (RTL)
Charles Pasqua, ancien ministre RPR, à propos de l’entre deux tours en 1988 : “Jacques Chirac était venu demander à Le Pen son soutien pour le deuxième tour, Le Pen a donné un soutien très relatif”. (RTL)
François Bayrou, candidat UDF : “Les Français, si je ne me trompe pas, ont choisi de changer la donne. Ils veulent un ‘New Deal’. Et ils ont trouvé un candidat qui répond à leur attente.” (AP)
Michel Rocard, ancien Premier ministre socialiste : Au Parlement européen, la campagne présidentielle française “fait rire tout le monde” (L’Express)
Eric Besson, ex-secrétaire national PS à l’Economie, à propos de son vote le 22 avril: “je vais y réfléchir, j’ai le temps maintenant”. (En conférence de presse)
François Hollande, premier secrétaire du PS: “Je respecte Eric Besson. Je sais le travail qu’il a fait pour le PS, notamment dans l’exercice de l’estimation (du projet). Je regrette son départ”. (Déclaration)
Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris : “Tout le monde sera sur le pont, il n’y a pas dans la campagne de Ségolène Royal de grands et de petits”. (Point de presse de campagne du PS).
Dominique Voynet, candidate des Verts : “J’ai bon espoir d’avoir les 500 signatures, sans aller quémander quoi que ce soit au PS qui aime le partenariat avec les Verts, mais qui aime encore mieux les Verts dociles et disponibles”. (RFO)
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, à propos de l’encadrement militaire des jeunes délinquants proposé par Ségolène Royal : “Dire que les militaires seront soit des nurses, soit des garde-chiourmes, c’est ne pas reconnaître leurs valeurs et leurs compétences”. (Déclaration)
MERCREDI 21 FEVRIER
Nicolas Sarkozy, sur Ségolène Royal : “La compassion n’est pas une politique”, et “l’imprécision n’est pas une stratégie”. “Le vrai débat n’est pas celui du chiffrage mais du courage”. (Le Parisien-Aujourd’hui en France)
Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national : “L’événement du 11 septembre, pour ne pas dire l’incident”, a fait “3.000 morts, c’est ce qu’il y a en un mois en Irak” et “c’est beaucoup moins que les bombardements de Marseille ou de Dresde à la fin de la Seconde guerre mondiale”. (La Croix)
MARDI 20 FEVRIER
Ségolène Royal, candidate PS à la présidentielle : “Mon équipe de campagne, c’est vous, déployez-vous, partez convaincre, soyez fiers de cette espérance”. (Meeting à Rennes)
Claude Bartolone, député socialiste, interrogé dans sur les appels du pied de François Bayrou à la gauche : “Je le reçois comme un hommage et un encouragement, parce que c’est la preuve que ce pays est à gauche quand on voit Sarkozy dénoncer les patrons-voyous ou Bayrou essayer d’apparaître comme un Che Guevara de l’extrême-centre après avoir été le Bisounours de la droite”. (Couloirs de l’Assemblée nationale)
Dominique Voynet, candidate des Verts, devant la Fédération nationale des chasseurs: “Je ne suis pas venue faire la danse du ventre devant vous. (…) Je me sens l’envie de vous dire deux-trois choses en mémoire du passé”. La chasse est un “loisir exactement aussi légitime” que d’autres, mais pas la “chasse à la Voynet”.
François Rebsamen, co-directeur de campagne de Ségolène Royal: Les sondages récents “traduisent un effritement certain de la position de Ségolène royal mais nous ne sommes pas le 22 avril.” “A ceux qui pourraient être inquiets”, il faut “aller porter le pacte présidentiel partout”. “Il faut que tout le monde s’y mette.” (Canal+)
Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense (UMP): “Madame Royal dit un peu oui à tout le monde.” “Les Français ont droit à la vérité et ne pas le leur dire revient à entretenir leur anxiété et leur angoisse”. (France Inter)
LUNDI 19 FEVRIER
Ségolène Royal, candidate PS: “Je suis prête.” “Je suis très sereine et très solide”. “Je veux une société solidaire et efficace, une société d’harmonie, de cercles vertueux, de gagnant-gagnant pas une société où l’on dresse les gens les uns contre les autres.” (”J’ai une question à vous poser”, sur TF1)
Jean-Christophe Cambadélis, député PS: Le sondage donnant François Bayrou vainqueur au second tour, face à Nicolas Sarkozy comme à Ségolène Royal, est “pour le moins grotesque”. “Comment un candidat qui selon le même institut de sondage, n’est pas au second tour, pourrait battre tout le monde au second tour justement ?” (Communiqué)
Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, soutient de Ségolène Royal : Sarkozy est “un candidat qui joue les rassembleurs mais qui diviserait gravement le pays”. Il “offrirait un pays fracturé, amer, dominé par l’argent-roi dans une France dépourvue de charme”, a-t-il ajouté.
A l’inverse, selon lui, la candidate socialiste serait “la présidente de la confiance retrouvée, d’une France accordée aux valeurs de notre temps et sympathique aux autres peuples”. (Point presse)
Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière : “La Légion d’honneur de Papon, avec laquelle il a revendiqué de se faire enterrer remue, bien plus qu’elle ne le mérite, les médias et le monde politique, mais ce qui est choquant, c’est qu’on la lui ait donnée”. (Communiqué)
Claude Bartolone, député socialiste (fabiusien): “Je crois que pour bien faire passer son pacte présidentiel, elle a besoin de démontrer qu’elle a une équipe solide autour d’elle. Je crois que les militants l’ont bien compris. D’ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer la photo de famille”. (déclaration à la presse)
Eric Besson, député de la Drôme, a dénoncé la façon “tronquée” dont il a été rendu compte d’une “lettre personnelle d’explication” qu’il a envoyée à Nicolas Sarkozy, stigmatisant une “machine à produire rumeurs et contre-vérités”. (déclaration à la presse)
François Hollande, premier secrétaire du PS : “Faisons en sorte qu’il n’y ait pas de problèmes, que tout le monde se mobilise de Solférino à l’antenne de la candidate, que tout le monde soit rassemblé”. “S’il faut modifier tous les dispositifs, on les modifiera. Que tous ceux qui doivent participer à cette belle victoire de la gauche ne se privent pas de s’impliquer”, a-t-il ajouté. (AFP)
François Bayrou, candidat UDF : “Je pourrais nommer un Premier ministre d’autre sensibilité aussi”, a-t-il dit, en exprimant son “estime” pour Jean-Louis Borloo, actuel ministre de la Cohésion sociale et co-président du Parti radical (associé à l’UMP), et pour Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste. “Il y a en a aussi à l’UMP”, a-t-il dit. (RMC)
Michel Sapin, secrétaire national du PS à l’économie et à la fiscalité, “il faut une équipe effectivement plus structurée, plus solidaire, où tout le monde soit sur le terrain, où tous les talents du Parti socialiste et de la gauche soient présents”. (Europe 1 )
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal : Le projet présidentiel de Nicolas Sarkzoy, “docteur Folamour des finances publiques”, atteint un coût de “135 milliards” d’euros.
- “La France est en train de voir se berlusconiser son système médiatique”. (Canal+)
DIMANCHE 18 FEVRIER
Ségolène Royal, candidate socialiste : “Je vais rendre publique une nouvelle organisation” de campagne, a déclaré la députée socialiste, précisant que cette annonce serait faite probablement jeudi. “Il faut une équipe plus étoffée et mieux structurée, il faut qu’on sorte de l’autogestion, il faut remettre de la hiérarchie” (Déclaration)
François Hollande, premier secrétaire du PS, à propos d’un sondage qui donne Nicolas Sarkozy vainqueur: “Les électeurs n’ont pas encore commencé à lire les projets et il y en aurait un qui par voie de sondages se serait déjà proclamé… Nous allons déjouer ces pronostics qui n’ont aucun fondement” (France Inter)
François Fillon, conseiller de Nicolas Sarkozy : La campagne de Bayrou est sympathique mais elle est fondée sur l’idée d’un non-choix” (Le Journal du dimanche)
SAMEDI 17 FEVRIER
Omar Bongo, président gabonais, à propos de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal : “Pour moi, tous deux n’y comprennent rien!”
François Bayrou, candidat UMP : “Je veux qu’on sorte de la préhistoire. Je trouve que l’affrontement gauche-droite est un affrontement préhistorique”.
VENDREDI 16 JANVIER
Nicolas Sarkozy, candidat UMP : “Cette élection, je commence à pas trop mal la sentir” (Déclaration lors de son voyage à La Réunion)
Noël Mamère, député-maire Vert de Bègles : “Il faut que ceux qui sont tentés par François Bayrou aujourd’hui comprennent qu’il y a une grande différence entre la droite et la gauche et que la campagne de Ségolène Royal est en train de prendre ses marques” (Déclaration sur France 2)
JEUDI 15 FEVRIER
Gaëtan Gorce, député PS de la Nièvre, à propos du coût du programme de Nicolas Sarkozy : “On se demandait comment le candidat de l’UMP comptait financer, non pas le programme qu’il n’a pas encore publié, mais les mesures éparses et néanmoins onéreuses (122 milliards d’euros à ce jour) semées au gré de ses discours”. (Communiqué, jeudi 15 février)
Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Ségolène Royal, à propos de la démission d’Eric Besson : “C’est un problème personnel qui n’est pas lié au chiffrage du projet de Ségolène Royal. Il y a eu un désaccord avec François Hollande sur une question de méthode”. (Déclaration)
Thierry Breton, ministre de l’Economie : “Eric Besson a démissionné tout simplement parce qu’il ne peut pas cautionner le fait que ce programme de Ségolène Royal n’ait pas fini d’être chiffré”. (Canal +)
Rachida Dati et Xavier Bertrand, porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy : “La succession de dysfonctionnements dans la campagne de la candidate socialiste est inquiétante pour des responsables politiques qui aspirent à diriger la France et fait clairement apparaître que l’équipe qui entoure la candidate socialiste n’est pas prête à mettre en oeuvre son programme”. (Communiqué)
Nicolas Sarkozy : “C’est donc essentiellement en tant que ministre que je reviens aujourd’hui. J’ai souhaité, pour éviter toute polémique, que ce déplacement soit financé par le compte de campagne du candidat”. (Quotidien de la Réunion, Journal de l’île de la Réunion)
MERCREDI 14 FEVRIER
José Bové, candidat altermondialiste : “Sarkozy, c’est un ‘petit Bush européen’, c’est quelqu’un qui est un va-t-en-guerre et qui est prêt à tout pour que ce qu’il veut se réalise”. (meeting)
Jean-Marie Le Pen, candidat du FN: “Si j’étais absent de l’élection présidentielle, ça serait un déni de démocratie. Il serait anormal que des candidats comme (moi) ne puissent pas se présenter (…) J’étais au second tour de l’élection précédente et j’ai fait plusieurs millions de voix”. (conférence de presse)
Bernard Tapie, ancien ministre (PRG), à propos de Ségolène Royal: “Tu ne gagnes pas la Champion’s League avec une équipe de deuxième division !” (Le Monde)
Dominique Paillé, député UMP, au sujet de Royal sur l’Afrique: “Cette situation est à ranger au rang des gaffes qui se sont succédé pour la candidate socialiste et qui ne font que confirmer aux Français le caractère inquiétant de celle qui prétend présider aux destinées de la France et notamment sur la scène internationale”. (Déclaration à la presse)
Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy pour la campagne présidentielle: “Le soufflé du pacte présidentiel de Ségolène Royal est déjà retombé”. Il a attribué ce phénomène au fait qu’il n’y a “pas d’idées nouvelles” dans le programme. “C’est le retour aux années Jospin, aux idées les plus ringardes qui soient à gauche”. (Déclaration à la presse)
François Hollande, premier secrétaire du PS: “Le seul troisième homme possible, on le connaît, c’est Le Pen”. “François Bayrou ne peut pas être au niveau de Jean-Marie Le Pen”. (Canal+)
Bruno Mégret, président du MNR, à propos de son soutien à Jean-Marie Le Pen: “Nous allons faire campagne séparément”, au nom du “principe d’efficacité”. (France 2)
MARDI 13 FEVRIER
Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris: “Laissez infuser le discours de Ségolène Royal, et laissez-nous (le) diffuser.” “Quand les Français verront réellement les propositions et feront la comparaison avec le programme de Nicolas Sarkozy, je n’ai aucune crainte”. (Déclaration)
Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal: “Nicolas Sarkozy avec ses propositions, c’est un peu le docteur Folamour des finances publiques”, il est “l’un des plus grands endetteurs que la Ve République ait jamais connus” (RMC Info/BFM TV)
Daniel Cohn-Bendit, député Vert européen, sur la multiplication des candidatures antilibérales: “C’est un peu ridicule. (…) Les antilibéraux, qui donnent des leçons de morale politique à tout le monde, devraient se regarder le nombril”. (LCI)
José Bové, candidat à la présidentielle: Le programme de Ségolène Royal “va dans le bon sens”, même s’il “manque beaucoup de choses”. “J’aurais presque envie de dire: ’socialistes, encore un petit effort et vous serez à gauche.” (France-2)
Arlette Laguiller, candidate de Lutte Ouvrière: Il est “très réaliste de demander 50% sur les profits des entreprises”. (Déclaration à la presse)
François Sauvadet, porte-parole de l’UDF: “Une campagne présidentielle, ce n’est pas la farfouille, on ne propose pas aux Français tout ce qu’ils veulent entendre”. (Déclaration à la presse)
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée: “Ségolène Royal a fait de très nombreuses propositions, on aimerait bien que l’on en débatte parce qu’elle a à peine fait ses propositions que tout de suite on fait un procès en chiffrage”. (Déclaration à la presse)
LUNDI 12 FEVRIER
Olivier Besancenot, candidat de la LCR: “Il y aura toujours de la violence dans les quartiers populaires tant qu’il y aura 50% de chômeurs dans les cités”. (”J’ai une questions à vous poser”, sur TF1)
François Bayrou, candidat UDF : “La France a besoin d’un président européen”, je veux qu’elle “redevienne l’acteur majeur qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être de l’évolution de notre continent”. (Discours à Strasbourg)
Julien Dray, porte-parole du PS : “Quand Monsieur Breton (…) vient nous dire ce qu’il ne faut pas faire en économie, nous l’écoutons parce que nous savons que c’est un expert, surtout (…) quand on regarde (…) le déficit commercial de la France, record, de 30 milliards”.
(Europe 1)
Jean-Pierre Chevènement, à propos de Nicolas Sarkozy : C’est “Margaret Thatcher en complet veston”
(Europe 1)
Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy, à propos de Ségolène Royal : “”En fin de compte, elle nous recycle du Lionel Jospin”
(Canal plus)
Patrick Devedjian, proche de Nicolas Sarkozy : “La montagne de la démocratie participative a finalement accouché d’une souris”
(RTL)
Source : NouvelObs

