Avec les Régions PS, Ségolène Royal prend en main le dossier Airbus

Publié le par comités 11

Ségolène Royal, s’est saisie du dossier Airbus, vendredi avec ses collègues présidents PS des régions, face à ce qu’elle a appelé “l’inertie gouvernementale” devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique.

En campagne depuis jeudi dans le Sud-Ouest, terre natale d’Airbus, Mme Royal devait rencontrer dans la soirée l’intersyndicale d’Airbus, qui devait la retrouver sur le lieu d’une réunion publique à Pau, après la proposition de huit régions socialistes, dont la sienne, d’une entrée dans le capital d’EADS.

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Devant plusieurs milliers de personnes à Mont-de-Marsan, la candidate PS s’était alarmée du “séisme industriel” que constitue à ses yeux le plan de restructuration avalisé par les Etats actionnaires (France, Allemagne, Espagne) d’EADS, la maison-mère d’Airbus.

Selon Ségolène Royal, “l’actuel gouvernement est responsable de ce désastre”. “Il n’y a qu’en France qu’on voit ça. Il y a de quoi se mettre en colère, les choses ont été laissées à vau-l’eau”, s’est-elle indignée devant la presse, entre deux réunions publiques à Anglet et Mourenx (8.000 habitants), la cité du gaz de Lacq où 2.500 personnes s’étaient rassemblées sur la place François Mitterrand.

Son équipe a passé une partie de la journée à organiser le rendez-vous avec l’intersyndicale, le contact ayant été pris par Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, selon Mme Royal.

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Mme Royal, M. Malvy et le président de la région Aquitaine Alain Rousset devaient discuter avec les syndicats de leur proposition de contribuer à “stabiliser le capital de l’entreprise”, suivant ainsi l’exemple des “Laender allemands”.

M. Malvy a évoqué une prise de participation de 5 à 10% (entre 1 et 2 milliards d’euros), une initiative qui nécessite un décret en Conseil d’Etat, selon le code général des collectivités territoriales.

Ségolène Royal a envisagé aussi une autre solution: la possibilité pour les régions “d’intervenir au niveau de la trésorerie” par “des prêts à taux préférentiel” à Airbus ou par “une garantie d’emprunts”.

La candidate a dit partager l’avis du numéro 1 de la CGT Bernard Thibault: Airbus a un carnet de commandes rempli, il fait des bénéfices, “on ne va pas faire payer les salariés au motif qu’il existe un problème de trésorerie”, a-t-elle protesté.

L’initiative des régions, selon Mme Royal, est à la fois “une façon de dénoncer l’inertie gouvernementale”, d’”obliger le gouvernement à se positionner” et de “faire une proposition constructive”.

Il s’agit de s’appuyer sur “un rapport de forces politiques” au moment où “les salariés vont se mettre en mouvement”, avec un arrêt de travail mardi, a-t-elle expliqué, tout en disant son refus d’”instrumentaliser le problème des salariés”.

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Mme Royal compte aborder le dossier Airbus lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, mardi à Berlin. Elle a critiqué le système de la “gouvernance bicéphale, une source d’inefficacité”. “Je ne suis pas sûre que l’esprit européen l’ait toujours emporté”, a-t-elle ajouté, accusant le gouvernement français d’avoir confondu “son rôle d’actionnaire” avec “le pilotage politique” de l’entreprise.

La candidate s’est plainte “des informations contradictoires” sur le maintien en France du secteur recherche-développement du constructeur. “Il faut absolument garder le nerf de la guerre”, a-t-elle affirmé.

Par Par Thierry MASURE - AFP

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Ségolène Royal a annoncé la création par huit régions socialistes d’un groupe de stratégie chargé d’examiner “des alternatives industrielles” au plan de restructuration d’Airbus

Nous avons décidé, avec l’intersyndicale qui s’y joindra, de constituer un groupe stratégique d’alternatives industrielles pour remettre à plat le dossier et voir s’il n’y a pas des solutions beaucoup plus porteuses pour l’entreprise et la filière aéronautique française“, déclare Ségolène Royal après une réunion d’une heure et demi à Pau avec l’intersyndicale d’Airbus.

Ce groupe va se mettre au travail très rapidement“. Il sera animé par Alain Rousset et Martin Malvy, présidents des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, où se trouve l’essentiel du pôle aéronautique.

Il faut organiser la riposte, dans l’intérêt même de l’entreprise. Les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir mais dans un sens positif“. L’initiative des régions est à la fois “une façon de dénoncer l’inertie gouvernementale” et d’”obliger le gouvernement à se positionner“.

Les huit régions concernées par ce pôle sur le territoire français mettront à la disposition du groupe “des moyens d’expertise, si c’est nécessaire“.

Nous souhaitons saisir l’opportunité qu’a avancée Louis Gallois, auquel nous faisons confiance, pour écouter et examiner avec nous des stratégies industrielles alternatives”, poursuit Ségolène Royal. “Puisqu’il a évoqué l’idée que des discussions étaient encore possibles, nous prenons cette balle au bond“.

Ces solutions alternatives pourraient, “comme l’ont fait les länder allemands“, aller “jusqu’à une entrée dans le capital d’Airbus si cela peut se révéler utile à la stabilisation du capital” de l’entreprise.

On est dans un système sur lequel il faut que toute la lumière soit faite: comment se fait-il qu’une entreprise qui a des commandes pour cinq à six ans soit obligée de procéder à des annonces très traumatisantes“.

Signature

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Ségolène Royal rencontre les salariés d’Airbus à Pau

PAU (AP) - Ségolène Royal a rencontré vendredi soir à Pau des salariés d’Airbus pour une réunion de travail, en marge de sa réunion populaire dans cette ville des Pyrénées-Atlantiques.

Devant ces responsables syndicaux, la candidate socialiste à l’élection présidentielle a réitéré son souhait de voir les régions concernées “entrer au capital d’Airbus comme le font les Länder allemands”.

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Elle était accompagnée du président du conseil régional Midi-Pyrénées Martin Malvy et du président du conseil régional d’Aquitaine Alain Rousset.

A Pau, Ségolène Royal, qui affirme avoir entrepris “des démarches auprès des présidents de régions sur le territoire desquels nous avons des emplois liés à l’avenir de l’aéronautique”, a réitéré son souhait de “réconcilier la France avec ses entreprises” devant près de 2.000 personnes.

AP



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